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NOBLE ET MALHEUREUSE CRIMINELLE

22 novembre 1875.

C'est le Figaro qui parle, et il s'agit de la fille d'Augtiste, laquelle eut l'honneur de devancer madame la princesse Messaline et peut-être de la surpasser. Elle semble avoir nous ne savons quoi de plus hardi dans le débordement. Ce fut elle qui fit cet original affront à la tribune aux harangues. Elle était savante à inventer et accentuer des formules de mépris pour les lois de son père, pour celles de l'humanité et pour celles des dieux. On n'avait rien vu de pareil et on ne revit rien de plus fort. Cela ne lui faisait rien du tout qu'on tuât ses amants sous ses yeux et que ceux qui venaient de lui être agréables amusassent le public par leur mort. Quelquefois elle les faisait tuer pour elle seule, à l'écart, comme un autre divertissement. Fière femme en vérité! très belle, très haute, pleine de chic, et qui ne manquait pas de poésie. Le fameux écrivain Blaze de Bury vient d'écrire son histoire avec « de grands privilèges de pensée et d'expression, » il est vrai, mais aussi avec « un bonheur qui lui assurait naturellement l'hospitalité et les éloges du Figaro. »

Il reçoit ce qu'il a mérité. Le Figaro est le montagnard écossais de la presse française. Chez lui, l'hospitalité se donne à tous les « éclats ». On paye en

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