‹ Derniers momens de Napoléon (volume 2)Chapitre 27 sur 38 · A l'Impératrice Marie-Louise^ mes dentelles · texte numérisé non relu

A l'Impératrice Marie-Louise^ mes dentelles

A Madame, la veilleuse en argent.

Au cardinal» le petit nécessaire en acier.

Au Prince Eugène, le bougeoir etf vermeil.

I)£ "SAPOhioS. S19

A la Princesse Pauline, le petit mé*dailler.

A la Reine de Naples, un petit tapis Turc-

A la Reine Hortense, un petit tapis Turc.

Au Prince Jérôme, la poignée de sabre antique.

Au Prince Joseph, un manteau brodé, veste et culotte.

Au Prince Lucien, un manteau brodé, veste, et culotte.

Napoléon.

930 DSRNIERS MOMENS

Ce 83 Avrils Longwood.

Ceci est mon CodidUe^ ou acte de ma der*

nière volontés

Sur les fonds remis en or à Tlmpëratrice Mârie-Louise, ma très-chère et bien aitnëe épouse, à Orléans, en 1814, elle reste me devoir deux millions, dont je disposô par le présent codicille, afin de recompenser mes plus fidèles serviteurs, que je recommande du reste à la protection de ma chère Marie-Louise.

1^ Je recommande à l'Impératrice de faire restituer au Comte Bertrand les trente ^mille francs de rente qu'il possède dans le Duché de Parme, et sur le mont Napoléon 4e Milan, ainsi que les arrérages échus.

S^. Je lui fais la même recommandation pour le Duc d'Istrie, la fille de Duroc, et autres de mes serviteurs qui me sont restés fidèles, et qui me sont toujours chers ; elle les connaît.

DB NAPOLÉON. SSl

9*. Je lègue sur les deux millions ci-dessus mentionnés, trois cent mille francs au Comte Bertrand, sur lesquels il versera cent mille francs dans la caisse du trésorier, pour être employés, selon mes dispositions, à des legs de conscience.

4*. Je lègue deux cent mille francs au Comte Montholon, sur lesquels il versera cent mille francs dans la caisse du trésorier, pour le même usage que ci-dessus.

ô: Idem^ deux cent mille francs au Comte Las Cases, sur lesquels il versera cent mille francs dans la caisse du trésorier, pour le même usage que ci-dessus.

6^ Idem^ à Marchand cent tpille francs, sur lesquels il versera cinquante mille francs dans la caisse, pour le même usage que cidessus.

7*. Au Maire d^Ajaccio, au commencement de la révolution, Jean «Jérôme Lévi, ou à sa veuve, enfans ou petits-enfans, cent mille francs.

8^ A la fille de Duroc, cent mille francs.

9^ Au fils de Bessieres, Duc d'Istrie, cent mille francs.

10^. Au Général Drouot, cent mille francs.

11*. Au Comte Lavalette, cent mille francs.

12®. Ideniy cent mille francs ; savoir:

Vingt-cinq mille francs à Piéron, mon maître d*hôtel.

Vingt-cinq mille francs à Noverraz^ mon chasseur.

Vingt-cinq mille francs à Saint Denis» le garde de mes livres.

Vingt-cinq mille francs à Santini, mon ancien huissier.

DE VAPOLBON. 2^

13^. Idem^ cent mille francs^ savoir :

Quarante raille francs à Planât^ mon officier d'ordonnance.

Vingt mille francs à Hébert, dernièrement concierge à Rambouillet, et qui était de ma chambre en Egypte.

Vingt-mille francs à Lavigné, qui était dernièrement concierge d'une de mes écuries et qui était mon piqueur en Egypte.

Vingt-mille francs à Jeannet Dervieux, qui était piqueur des écuries, et me servait en Egypte.

14^. Deux cent mille francs seront distribués en aumône aux habitans de Briennele-Château qui ont le plus souffert.

15®. Les trois cent mille francs restant seront distribués aux officiers et soldats du bataillon de ma garde de l'île d'Elbe, actuellement vivans, ou à leurs veuves et enfans au prorata des appointemens, et selon Pétat qui sera arrêté par mes exécuteurs testamentaires, les amputés ou blessés griève-

99A DBlllfIfiRS MOIC£NS

ment auront le double. L*ëtat en sera arrêté par Larrey et Emmery.

Ce codicille est écrit tout de ma propre main, signé et scellé de mes armes.

Napoléon.

Ce "34 ÂYril 1821. Longwood.

Ceci est mon Codicille, ou acte de ma der--

nière volonté.

Sur la liquidation de ma liste civile d'Italie, telle qu*argent^ bijoux, argenterie^ linge, meubles, écurie, dont le viceroi est dépositaire, et qui m'appartiennent, je dispose de deux millions que je lègue à me^ plus fidèles serviteurs. J'espère que, sans s'autoriser d'aucune raison, mon fils Eugène Napoléon les acquittera fidèlement ; il ne peut oublier les quarante millions de francs que je lui ai donnés, soit en Italie, soit par le partage de la succession de sa mère.

V. Sur ces deux millions, je lègue au Comte Bertrand trois cent mille francs, dont il versera cent mille francs dans la

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caisse du trésorier pour être employés, selon mes dispositions, à l'acquit de legs de conscience.

2^. Au Comte Montholon, deux cent mille francs, dont il versera cent mille francs à la caisse, pour le même usage que ci-dessus.

3P. Au Comte Las Cases, deux cent mille francs, dont il versera cent mille francs dans la caisse, pour le même usage que cidessus.

4^. A Marchand, cent mille francs, dont il versera cinquante mille francs à la caisse^ pour le même usage que ci-dessus.

5®. Au Comte Lavalette, cent mille francs.

6^ Au Général Hogendorf, Hollandais, mon aide-de-camp, réfugié au Brésil, cent mille francs.

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