‹ Des abcès latents de la prostate au cours de l'hypertrophie prostatiqueChapitre 9 sur 24 · PP · texte numérisé non relu

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la congestion et de l'hyperémie prostatique. Le tissu prostatique est comme imbibé de sérosité. La glande

est augmentée de voluime.

Mais c'est surtout dans l'urétrile chronique que les lésions de prostalite sont marquées. Elles ont été particulièrement bien étudiées par Finger : catarrhe desquamatif simple ou pyo-desquamatif des conduits excréteurs, lésions endoglandulaires d'abord, puis périglandulaires, lels en sont les différents termes.

Quei qu'il en soit, les lésions produites ont une tendance manifeste à la chronicité. Elles expliquent la ténacité, la récidive facile de certains écoulements, el il est tout naturel d'admettre que sous l'influence des congestions répélées auxquelles est soumis le prostatique, elles puissent reprendre une nouvelle activité et donner lieu à des poussées plus ou moins

aigues.

Dans un cerlain nombre de cas, la proslatite est en quelque sorte d'origine externe, exogène. L'infection est apportée dans l'urètre postérieur par l'intermédiaire des sondes et des instruments et de l’urètre

ou de la vessie gagne la prostate,

L'appareil urinaire tout entier du prostatique est en. imminence d'infection.

La cyslite qui complique si fréquemment l'hypertrophie prostatique peut devenir elle aussi une cause de prostatile.

Peut-être aussi la prostatite, à son tour, joue-l-elle un rôle dans l'infection de la vessie. Nous l'avons déjà dit, ilest très rationnel d'admettre que nombre de cas de cystile survenant chez des malades n'ayant jamais élé sondés ne reconnaissent pas d'autre cause qu'une proslalite.

A ces différents modes d'infection de la prostate hypertrophiée, il faut joindre l'apport de germes dans la glande par l'intermédiaire de la voiesanguine chez un malade infecté : la prostate congestionnée devient un point d'appel nalurel, un /ocus minoris resistenlie.

L'infection à travers les parois doit-elle à son tour être incriminée ? M. Reymond, en 1892 (1) a montré ce mode d'infection possible pour la cystite des utérines. Dans un second mémoire (2) sur lés malades «atteints de cystite sans avoir jamais été sondés » il émet la même possibilité pour la prostatite des prostatiques. Certaines rechutesou inflammations périprostatiques pourraient en effet agir de celte façon. La

(1) Annales génito-Urinaires, 1892.

(2) Annales génito-Urinatres, 1893.

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voie lymphatique est l'intermédiaire naturel dans ces sortes d'infections.

Ces différentes causes créent la prostatite.

Que dans certaines conditions l'infection plus profonde de la glande aboutisse à la formation d’abcès, cela se conçoit aisément.

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