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QUICATS
ÉTIOLOGIE
IL est possible que la prostatite soil la lésion primitive de l'hypertrophie. Cependant rien n'autorise à l’affirmer. Aussi, voulons-nous, dans ce chapitre d'étiologie, déterminer seulement les causes de la prostatile secondaire.
La prosiate du prostatique se prête merveilleusémeut: à l'infection. Toutes les conditions qui peuvent réaliser la pénétralion des germes, faciliter ‘leur développement, se trouvent ici réunies.
Faut-il rappeler la vaseularisation si riche de la prostate adulte, les connexions des plexus périprostatiques avec Lous les systèmes veineux voisins? Les veines de l'urètre, du bulbe, des plexus de Santorini communiquent en avant avec le réseau prostatique, qui reçoil en arrière les hémorroidales et sur
les côtés les plexus vésicaux, IL y à là, suivant l'ex-
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pression de Tuffier, (1) un véritable carrefour veineux dont le point central est la prostate. Il est évident en pareil cas que tout obstacle à la circulation pelvienne doit augmenter la congestion prostatique, etl’histoire clinique du prostatique est faite des accidents multiples qu'entraine la congestion.
À côté de la congestion, la rétention; les glandes prostatiques obstruées, remplies de cellules ou de concrétions étouffées par le processus interstitiel retiennent une partie de leurs secrétions. La stagnation dans la glande des liquides excrétés crée une condition favorable à l'infection prostatique. Or cette stagnation est facilement réalisée chez le prostatique, tant parce que l'orifice des canaux excréteurs est obstrué que parce que les muscles expulseurs perdent de leur action. Cette stagnation se complique
‘hypersécrétion ce qui en augmente la gravité.
Congestion permanente, rétention des secrétions, elles sont, au premier chef, les causes prédisposantes de l'infection. MM. Guyon et Albarran ont trop netlement mis en relief l'influence de ces facteurs dans l'infection urinaire en général pour que nous puissions nous y arrêter.
Mais on comprend, dans ces conditions, avec quelle
Se SN Je 1.
(1) Thèse, Paris, 1885, p. 11.
lacilité le prostatique se trouve exposé à l'infection de la prostate.
[nous reste à voir maintenant les causeselficientes de l'infection.
Que la prostatite ait ou non une valeur causale, il n'en est pas moins Certain que nombre de prostatiques ont eu autrefois de la prostatite, et la glande peut ainsi rester infectée, d'une façon latente.
C'est là une première cause dans la pathogénie de ces infections secondaires.
Or, la prostatite chronique en dehors de la prostalite accompagnant l'hypertrophie est beaucoup plus fréquente qu'on ne le dit.
Les travaux histologiques de Finger et Fürbringer, les recherches bactériologiques de Bumm, Schlagenhaufen, Hogge et autres, ont bien montré la participation de la prostate aux infections prolongées de l'urètre postérieur, et l'on pourrait presque dire que la prostatite est la règle au cours de toute urétrite chronique, si bien que le terme d'urétro-prostatite désignerait avec plus de justesse l'ensemble des symptômes.
Pour Frisch l'urétrite aigue s'accompagnerait presque régulièrement de catarrhe aigu des glandes prostatiques. À un degré léger, on a simplement de