PREFACE
Les abcès pelviens sont connus depuis longtemps et ont été maintes fois décrits. Il me semble inutile d’en reprendre ici l’étude détaillée.
Nous voulons seulement dans cette thèse attirer l'attention sur une complication redoutable de lappendicectomie à chaud : l’abcès pelvien tardif, complication à laquelle on ne songe peut-être pas suffisamment. En faire le diagnostic est cependant d’un intérêt primordial pour la bonne marche des suites opératoires et même pour la vie du malade.
Notre attention a été attirée sur ce sujet par notre maître, le Professeur Henri LARDENNOIS, de Reims. Qu'il veuille bien trouver ici l'hommage de notre profonde gratitude pour les conseils qu’il nous a prodigués.
Nous avons pu recueillir tant dans son service hospitalier, que dans sa clientèle personnelle, un certain nombre d’observations inédites qui, jointes aux observations déjà publiées que nous avons dépouillées, dans divers travaux sur l’appendicite, nous ont permis de mettre au point ce travail.
Il serait imprudent, après avoir opéré à chaud un malade atteint d’appendicite aiguë, de s'endormir dans une sécurité trompeuse : plusieurs complications
guettent l’opéré, il faut savoir les diagnostiquer et même chercher à les prévenir.
Nous n’insisterons pas sur les appendicites avec péritonite généralisée, non plus que sur les complications primitives si redoutables de la toxémie, de la septicémie ou de la pyohémie d’origine appendiculaire.
Nous n’avons pas besoin de rappeler non plus le danger des infections pleuropulmonaires ou rénales.
Notre but est d’étudier l’abcès pelvien tardif, postopératoire et ses complications habituelles, les accidents d’occlusion paralytique, la septicémie, la péritonite généralisée secondaire.
Ces abcès pelviens tardifs sont plus fréquents qu’on ne le pense. Il faut toujours y songer, savoir les reconnaître, les traiter et les drainer par l’incision rectale.