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4 février. — M. Schwartz incise transversalement le foyer.
Le doigt peut contourner la crête iliaque, plonger en bas et en avant au contact du muscle iliaque dénudé et plus haut au contact du rein gauche qui baigne dans le pus, la lésion du rein est sans doute de longue date. La malade meurt sans qu’on puisse examiner les urines. |
Autopsie. — Poumons farcis de tubercules. Le foie, le rein droit, les capsules surrénales, les séreuses, les capillaires du cerveau ne présentent pas de tuberculose. Dans le flanc gauche une coque fibreuse adhérente au côlon descendant recouvre le foyer purulent. Le rein baigne dans le pus par sa partie postéro-inférieure où s’ouvre une large fistule.
L’uretère forme un gros cordon dur bosselé jusqu'à la vessie où on trouve une urine purulente.
Le rein incisé longitudinalement ne présente plus trace de sa structure normale ; bourré de foyers caséeux à contenu central purulent, il offre l’aspect d’un gros ovaire rempli de corps jaunes. Une membrane pyogénique jaunâtre revêt toutes les cavités anfractueuses pour former sans interruption le revêtement du bassinet, de l’uretère, et, d’autre part par l'intermédiaire de la fistule rénale de tout le foyer périnéphrétique.
Le tissu inflammatoire qui entoure le rein en avant contient des granulations grises, ainsi que la couche externe de l’uretère.
Ce conduit s'ouvre largement dans la vessie qui présente dans sa partie gauche une large ulcération tuberculeuse. L’orifice de l'uretère droit est sain. La muqueuse injectée de sang présente trois exulcérations à peine visibles.
La vessie est le siége de granulations grises que l’on rencontre jusque sur un des ovaires et la trompe adjacente.
L'examen histologique qui a été fait a démontré que l’on se trouvait bien en présence de tubercules à divers degrés de leur évolution.
Thomas , 4
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Nous pensons donc, dit l’auteur, faire deux parts des lésions anatomiques. D’un côté la tuberculose primitive sans doute du rein propagée à l’uretère, à la vessie et au tissu cellulaire, de l’autre une poussée de tuberculose aiguë.
D'ailleurs ces faits avaient été bien vus et étudiés par Rayer (1), Naudet (2) attire particulièrement l'attention sur ces sortes d’abcès à évolution lente dans le cours d’une néphrite caséeuse, ou la suite d’un traumatisme.
Aussi Newmann (3) dans son Trailé des maladies des
reins, écrit-il:« D’aprèsles statistiques de Féron, Parmen-.
«€ tier, Lemoyne, Hallé, Trousseau, Krætschmar, Dicki- « nson, il ressort que l’abcès périnéphrétique est causé le « plus souvent par l'extension d’une affection inflamma- « toire du rein. » sb
Souvent les abcès se développent à la suite de l’envahissement du tissu cellulaire par la matière caséeuse d’un abcès du rein. Il est dès lors facile de prévoir leur mode de formation et leur marche. Le pus conten u dans le rein fait irruption dans la capsule graisseuse ; il en résulte un clapier, une poche purulente dont vaste la paroi antérieure est généralement formée par la glande.
Mais dans d’autres cas la pathogénie est moins claire, c’est alors une véritable contagion, une infection bacillaire. « Une deuxième série d’abcès extra-rénaux con- « sécutifs, dit Rayer, comprend les cas dans lesquels les