‹ Des Abcès Tuberculeux PérinéphrétiquesChapitre 14 sur 48 · Ghaufard. Soc. Anat., RE p · texte numérisé non relu

Ghaufard. Soc. Anat., RE p

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Octobre 1879. — Urines sanguinolentes.

Etat actuel. — Cachexie. Signes de tuberculose pulmonaire, Pus dans les urines, qui sont pâles, peu abondantes.

Vers le 15 avril : douleurs persistantes dans la région soushépatique, douleurs lancinantes augmentées par les mouvements.

Quelques jours plus tard, on sent au même niveau, une masse dure, régulière, dépassant le bord inférieur du foie, et rappelant le segment inférieur d’un rein doublé dans toutes ses dimensions. Cette tumeur est si douloureuse qu’on ne peut rechercher facilement la fluctuation. La malade est couchée en chien de fusil dans le décubitus latéral gauche.

Mort le 26 mai. :

Autopsie. — Tuberculose pulmonaire, avec adhérences pleurales. Foie volumineux et gros. Vessie ratatinée et de très faible capacité ; ses parois sont épaissies, injectées, criblées de tubercules jaunes sous muqueux, d’ulcérations superficielles, irrégulières, à fond grisâtre, nombreuses surtout au niveau de la face inférieure.

Le rein gauche est volumineux, violacé, se décortique facilement et ne présente pas de tubercules. z :

Le rein droit occupe le centre d’une poche allongée le long de la colonne lombaire, et grosse comme les deux poings, tendue, fluctuante, à parois caséeuses à la face interne. Elle contient un pus crêmeux et épais, elle occupe l'enveloppe adipeuse (partie supérieure) du rein, gagne la gaîne du psoas, et va se terminer en s’effilant au niveau de l’arcade crurale sans soulever le fascia iliaca.

L'uretère est perdu dans la paroi interne de l’abcès, sa muqueuse est épaissie, caséeuse, végétante.

Le rein n'est pas libre dans la cavité de la poche purulente. Il est lourd, volumineux, entouré de fausses membranes.

À la coupe on y trouve des cavernes (6-8), grosses comme des noix, isolées, ou communiquant entre elles. Les parois de ces cavernes rénales sont grisâtres, tomenteuses, eñ voie de destruc-

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5 QU tion caséeuse, nulle part elles ne communiquent avec la collection périnéphrétique.

La capsule surrénale est saine.

Le vagin, l'utérus, les trompes, les ovaires ne présentent pas de lésions. .

La lésion rénale est bien la première en date, puis arrivée à la dernière période de son évolution, elle s’est terminée par un abcès périnéphrétique.

Outre la tuberculose rénale proprement dite il faut encore incriminer la pyélite associée ou non à la néphrite. M. Guyon (1) a pu observer un fait de ce genre chez un garçon de 12 ans qui avait depuis longtemps du pus dans les urines. | ; à

.. Ces cas ont d’ailleurs été signalés par tous les auteurs. Rayer (2), Nieden (3), Fischer (4), en rapportent des observations. |

La vessie elle-même peut être le point de départ de ces phthisies cellulaires suivant l'expression de de Haen. Une cystite tuberculeuse donne naissance à de la pyélonéphrite et pour peu que l'infection bacillaire soit rapide, on voit le tissu cellulaire périnéphritique participer au processus tuberculenx. |

Tel est le cas publié par Dumur dans les Annales des maladies des organes génilo-urinaires.

1. Guyon. Ann. des maladies des organes génilo-urinaires, 1890. 2. Rayer, Loc. cit.

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