‹ Des Abcès Tuberculeux PérinéphrétiquesChapitre 25 sur 48 · RARE · texte numérisé non relu

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que résistante, se laisse assez facilement distendre à la longue etse trouve même vaincue au niveau du triangle de J.-L. Petit.

Si, en effet, on examine la région lombaire chez un individu sain, à qui l’on fait prendre la position génu-pectorale, on remarque de chaque côté de la colonne vertébrale, une dépression, sorte de méplat, limité : en haut, par le bord inférieur de la dernière côte, en bas, par la partie postérieure de la crête iliaque, et qui correspond à la région occupée par les reins, reposant eux-mêmes sur la capsule.

C’est là le siége habituel de la tumeur formée par la collection purulente périnéphrétique.

Généralement très appréciable, cette tumeur affecte une forme allongée parfois arrondie, tantôt tout à fait irrégulière ; tantôt enfin, elle est difficile à délimiter.

Elle varie d’ailleurs avec l’âge et la marche de la maladie. Fer

Tout d’abord c’est une sorte d’'empâtement de la région lombaire, empâtement souvent difficile à constater; peu à peu, avec les progrès de l'affection, ses caractères deviennent plus nets, et la déformation de la région s’accentue de plus en plus. Au bout d’un temps indéterminé la fluctuation devient manifeste ; on la constate à l’aide des moyens classiques.

Le volume de la tumeur peut être considérable ; il varie du reste de la grosseur d’une petite orange à une tête d’adulte.

Il y à généralement tumeur, et cette tumeur est appréciable, avons-nous dit; cela est vrai, lorsque l’abcès vient

ge | es proéminer dans la région lombaire, comme c’est Le cas le plus fréquent; mais il peut se faire que la collection vienne fuser en bas du côté de la fosse iliaque, ce qui s'observe souvent dans le mal de Pott, ou bien, plus haut, à travers Le diaphragme, dans la cavité thoracique. [ci, ce n’est plus dans la région lombaire, mais dans la cavité abdominale, qu'on sentira la tumeur, et il faudra pratiquer le palper bimanuel, une main appliquée en arrière, audessus des fausses côtes tandis que l’autre, placée en avant, déprime la paroi abdominale. D’autres fois, les déformations des régions voisines peuvent masquer la saillie forformée par l’abcès : tel a été Le cas dans l'observation de Besson (Obs. XXX p. 84).

Enfin il peut arriver que les masses caséeuses se développent lentement, et alors la tumeur n'apparaîtra que fort tard. Dans ces derniers cas l'élément douleur viendra aider au diagnostic.

La douleur est en effet, encore un bon signe de l’abcès périnéphrétique. Nous l’avons toujours constatée dans les observations que nous avons pu recueillir, contrairement aux autres abcès froids.

La douleur est, tout d’abord, sourde, un peu diffuse, rarement aiguë et térébrante comme dans certaines affections. Elle existe depuis le commencement de la suppuration pour ne cesser que lorsque celle-ci trouve une issue au dehors. Son intensité est du reste variable suivant les cas et suivant les individus. M. Tuffier l’attribue et avec raison à l'altération du nerf grand abdomino-génital qui passe dans l'atmosphère cellulo-graisseuse postérieure, la preuve en est que ces douleurs peuvent quelquefois simuler de véritables

is ÉD ET crises, comme si elles avaientleur point de départ dans une lésion de la moëlle. Dans une observation de Besson (Obs. XXX, p.84) la malade atteinte d’abcès périnéphrétique avait des douleurs si vives du côté des reins, que le médecin qui la soignait, n’hésita pas à porter le diagnostic de coliques néphrétiques d’autres même en firent une tuberculose vertébrale. Il est vrai qu'il y avait une déviation lombaire qui pouvait égarer le diagnostic et sur laquelle nous aurons à revenir.

Ces douleurs, généralement localisées à la région lombaires irradient de là dans les cuisses et les testicules; ces manifestations douloureuses de l’abcès ont d’ailleurs été notées par Fischer (1) et bien vues par tous les auteurs qui ont observé des abcès froids périnéphrétiques.

A la douleur périnéphrétique vient se joindre la douleur rénale; alors l'intensité des symptômes augmente; de sourde, elle devient aiguë et peut se propager jusqu’au niveau du foie, ainsi qu’on l’observe dans l'observation très intéressante rapportée par Chauffard (Obs. VII, p. 23): «C'étaient des douleurs persistantes dans la région soushépatique, douleurs lancinantes qui étaient augmentées par les mouvements. »

En effet, les douleurs sont spontanées, mais elles s’exagèrent encore à la pression et au moindre mouvement, ainsi que dans les efforts.

On peut encore observer des névralgies parfois très rebelles, mais c’est surtout lorsque l’abcès froid périnéphré-

1. Fischer. Sammlung. Klin-Vortrage, no 253 (Chirurgie n° 79), D. 2153.

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