‹ Des Abcès Tuberculeux PérinéphrétiquesChapitre 27 sur 48 · Chauffard, Soc. Analomique, 1880, p · texte numérisé non relu

Chauffard, Soc. Analomique, 1880, p

périnéphrites de causes rénales, et il est alors difficile de faire la part de chacune de ces lésions.

Au contraire, dans les cas où l’abcès n’a pas une origine

rénale ou vésicale, on n’observe peu ou pas de modifications dans la sécrétion urinaire.

Ainsi, dans l'observation 11, p.15, nous trouvons les urines normales; de même dans l'observation de Kraetchmar (Obs. XII, p. 37).

Enfin dans le cas d’abcès phymatoïde périnépbrétique rapporté par Naudet (Obs. XV, p. 56) dans sa thèse, nous trouvons simplement cette mention : Urines claires limpides, légèrement albumineuses.

Nous pouvons donc en conclure que l’abcès tuberculeux périnéphrétique ne modifie pas d’une manière sensible la sécrétion urinaire.

Dans ces conditions, quel sera l’état du rein et de la vessie ?

Il variera nécessairement, suivant que c’est l’un ou l’autre de ces organes qui aura provoqué la périnéphrite. È

. Si l’abcès est produit par une lésion autre qu’une altération de la glande ou du réservoir urinaire, le rein ne présentera à l'observation d'autre signe qu’un déplacement parfois considérable.

Le rein est en effet repoussé en avant et en bas, quelquefois jusque dans la fosse iliaque, et sa situation anormale viendra souvent embarrasser le diagnostic. La vessie ne présente rien de particulier à signaler.

L'uretère est le plus souvent épaissi, induré, générale- “ment perdu au milieu de la collection purulente ; il n’est pas facile de le reconnaître. En ajoutant qu’en dehors de la saillie formée par l’abcès, on peut observer à la surface

à gs de la tumeur un œdèmeléger, quelquefois rosé, nous aurons passé en revue tous les signes physiques que peut présenter la périnéphrite tuberculeuse.

Les phénomènes généraux sont loin d’être aussi accentués et aussi constants.

La fièvre, l'apanage de presque toutes les phlegmasies, fait défaut ici la plupart du temps, et ce n’est guère que lorsque le malade est arrivé au dernier degré de la maladie ou qu'une autre affection intercurrente vient compliquer celle qui existe déjà.

C’est en effet un signe pathognomonique des abcès froids périnéphrétiques : ils évoluent d’une façon à peu près apyrétique. :

L'observation que nous trouvous dans la thèse de Kraetchmar nous en fournit un exemplefrappant(Voir Obs. XII, p.37). C’est àla suite d’un effort, en soulevant une table assez lourde, que la malade a ressenti une douleur vive dans la région des reins, et ce n’est que beaucoup plus tard d’une facon insidieuse que la suppuration s’est produite. Tout porte à croire que l’on se trouve en présence d’un abcès périrénal tuberculeux. Mais jamais on n’a observé la moindre réaction fébrile.

Chez le malade, qui fait le sujet de l'observation II, p.15, nous ne voyons aucune élévation de température. Et là aussi, cependant, on se trouvait bien en présence d’un abcès froid.

-Nous pourrions encore citer d’autres exemples de ce genre.

Dans le cas où l’abcès périnéphrétique tire son origine d’une lésion d’un organe voisin et dans les cas où il n’est

Thomas Te

lui-même qu'une manifestation ultime d’une longue suppu-

ration, la fièvre alors est fréquemment observée : elle peut même parfois acquérir une grande intensité. Mais nous pensons qu’en général elle est sous la dépendance d’une lésion autre que celle du tissu cellulaire périnéphrétique. Tel est le cas rapporté par M. Le Dentu. Abcès périnéphrétique chez un tuberculeux (Voir Obs. XXXII, p. 89).

Les troubles gastro-intestinaux sont trop peu marqués pour devenir inquiétants.

La diarrhée s’observe chez un certain. nombre d'individus; parfois ce sont des alternatives de constipation et de diarrhée. Mais ces phénomènes n’ont rien de constant et ne présentent rien non plus de caractéristique. Il en est de même des vomissements qui n’ont guère été notés qu’une fois ou deux.

L’appétit présente des variations bizarres; mais si la suppuration continue il disparaît, et bientôt apparaissent à leur tour les sueurs nocturnes, l’'amaigrissemert et la cachexie. 2. AiRe

Nous verrons dans un autre, chapitre qu’il n’en est pas toujours fatalement ainsi.

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