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de l’homme. Petit et Wassermann les ont étudiés et en ont décrit d'assez nombreuses espèces : cinq microcoques, six bacilles, deux sarcines et deux levures. Chez le même individu ils ont remarqué que les espèces du méat diftéraient totalement de celles des parties profondes du canal. Le coli bacille se rencontre au méat et dans la fosse naviculaire. Divers streptocoques, plusieurs staphylocoques, en particulier lestaphylococcus urecæ liquefactens, existent dans presque toute l’étendue de l’urèthre antérieur. Ces divers microorganismes ne sont pas pathogènes dans les conditions ordinaires, ou plutôt la muqueuse saine leur barre victorieusement le passage et sa sécrétion normale atténue leur virulence. Mais, vienne une inflammation qui laisse la muqueuse dans un état de moindre résistance, ces germes, inoffensifs d'ordinaire, deviendront des agents de suppuration. Leur virulence sera d'autant plus grande qu’ils seront restés plus longtemps dans un milieu favorable à leur multiplication et à leur développement. Pour cette raison, l'infection se montrera surtout dans les cas d’uréthrite chronique qui aura permis leur pullulation en créant dans l’urèthre altéré des brides derrière lesquelles stagne l'urine.
Il est probable aussi que la coexistence du gonocoque exalte la virulence des autres microbes endo-uréthraux. L'importance des associations microbiennes est bien connue aujourd'hui. La présence d’un microorganisme, étranger d'ordinaire à la région, provoque, par les toxines qu'il sécrète, la genèse d’un milieu spécial où les microbes (indigènes » puisent une vitalité nouvelle. Charrin, Éraud ont insisté sur ces modifications qu’une diastase peut apporter à la virulence des microorganismes. Le bacte-