‹ Des Abcès Urineux à Siège Exceptionnel Non PérinéauxChapitre 21 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les abcès urineux d’origine uréthrale ont pour siège de prédilection la région périnéale. Ceci est bien connu; mais ils peuvent se rencontrer en des points très différents où on est parfois un peu dérouté de les observer, ce qui peut prêter à des erreurs sur leur véritable origine.

IT. — Les abcès à localisation exceptionnelle peuvent se diviser en : «) abcès de contiquilé, péniens, scrotaux, etc., c'est-à-dire nés au voisinage du rétrécissement lui-même et appendus à la portion du canal qui est malade; 8) abcès éloignés ou migrateurs qui peuvent siéger alors en des points très divers, plus ou moins distants du canal (abcès ischio-rectaux, génilo-cruraux, cruraux, abdominaux même, etc.)

IT. — Les abcès de contiguité ont leur point de départ habituel dans un rétrécissement blennorrhagique, comme les abcès périnéaux ordinaires. — Les abcès migrateurs ou éloignés reconnaissent souvent pour cause des rétrécissements traumatiques, le traumatisme pouvant porter sur des points du canal très profonds et s’accompagnant de

décollements à distance des tissus par des hémorragies, par des infiltrations d'urine, ce qui explique la formation possible plus tard de longues fistules grâce à ces trajets préformés. ;

IV. — La pathogénie de ces abcès à localisation exceptionnelle n’est pas différente de celle des abcès urineux ordinaires. Toutefois, dans les cas d’abcès lointains il faut incriminer le transport des germes infectieux endouréthraux par les voies lymphatique et sanguine.

V. — Leurs symptômes aussi sont analogues à ceux des abcès périnéaux; mais, étant donné leur siège exceptionnel, il est des causes d'erreur que le clinicien doit connaître, soit que ces abcès, offrant extérieurement les caractères d’un abcès banal et étant situés loin de l’urèthre, puissent être confondus avec des abcès tout différents des abcès urineux proprement dits, soit que leur origine même dans certaines régions leur imprime des caractères spéciaux pouvant encore donner lieu à des erreurs de diagnostic. C’est ainsi que nous avons insisté sur le caractère des abcès péniens qui, lorsqu ils s’accompagnent de décollements profonds des tissus du pénis, peuvent par les indurations, par le gonflement, par l’œdème dur qu’ils provoquent faire songer parfois à des accidents tout différehts et en particulier, en raison de la dureté ligneuse créée par ces fistules et décollements péniens, faire croire à des accidents syphilitiques ou à un néoplasme de la verge. C’est donc au clinicien à rechercher soigneusement en pareil cas l’état du canal, la présence de fistules, ete.

seules notions qui peuvent mettre sur la voie.

VI. — Le pronostic de ces abcès est du reste celui des abcès urineux en général ; ils guérissent très bien quand ils ont été incisés et bien drainés, et surtout quand on accompagne leur traitement de la thérapeutique du rétrécissement lui-même. — Ce traitement du rétrécissement pourra se faire ici en même temps que celui de l’abcès et sans crainte de danger d'infection du canal, puisque, dans le cas d'abcès migrateurs en particulier, une distance assez longue sépare l’urèthre du foyer de suppuration.

Vu :

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