‹ Des acides chlorhydrique et bromhydrique sur les peroxydes de baryum & d'hydrogèneChapitre 1 sur 7 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les phénomènes d’oxydation et de réduction obtenus à l’aide des peroxydes ont fourni, depuis longtemps, le sujet de nombreuses discussions.

Ils ont paru tellement extraordinaires à un certain nombre de chimistes, que le professeur Schœnbein est allé, pour en rendre compte, jusqu’à accepter différentes variétés d’une espèce chimique : l’Oxygène.

Nous n’avons pas l’intention de rappeler ici ces nombreuses théories, elles tont tombées en désuétude.

Depqis, d’autres savants ont espéré expliquer ces phénomènes, qui leur paraissaient aussi d’un ordre tout particulier, en invoquant un certain nombre de causes jouant un rôle prépondérant dans ces réactions.

Ce n’est que depuis un petit nombre d’années qu’un illustre savant français, M. Berthelot, réunissant en un tout le fruit de nombreuses et patientes recherches,

est venu donner, pour ainsi dire, une nouvelle base à l’interprétation des réactions chimiques, dans ses Principes de la Mécanique chimique.

Après avoir fait la part d’un travail préliminaire et des énergies étrangères (énergie calorifique, électrique, lumineuse et de désagrégation)' nécessaires à l’accomplissement de certaines réactions, il nous a montré que tous les phénomènes anormaux, expliqués autrefois à l’aide de l’intervention de causes occultes telles, que l’affinité prédisposante, l’état naissant, le mouvement communiqué, les réactions par entraînement, les actions de présence ou de contact ; il nous a montré, dis-je, que tous ces phénomènes recevaient une interprétation normale dans son Principe du travail maximum.

Nous en donnerons ici les principaux énoncés.

« Tout changement chimique accompli sans l’intervention d’une énergie étrangère tend vers la production du corps ou du système de corps qui dégage le plus de chaleur. (Berthelot , Mécanique chimique, t. II, p. 421.)

« Toute réaction chimique susceptible d’être accomplie sans le concours d’un travail préliminaire, et en dehors de l’intervention d’une énergie étrangère, se

produit nécessairement si elle dégage de la chaleur. (Loc. cit., p. 422.)

« Les phénomènes chimiques sont déterminés , d’une part, par la tendance générale à la conservation du type moléculaire initial, et, d’autre part, par la tendance de tout système vers l’état qui répond au maximum de la chaleur dégagée. » (Loc. cit., p. 471.)

C’est pénétré de ces principes , que nous avons entrepris l’étude de quelques phénomènes inverses d’oxydation et de réduction obtenus à l’aide des peroxydes de baryum et d’hydrogène.

Mais avant d’aborder l’exposé de nos recherches, nous tenons à remercier M. G. Lechartier, professeur à la Faculté des sciences de Rennes, dont les sages leçons et les bons conseils ne nous ont jamais manqué.

Que M. F. Bellamy, professeur à l’École de médecine de Rennes, notre premier maître, reçoive également ici l’hommage de notre plus parfaite reconnais¬

sance.

ET BROMHYDRIQUE

SUR LES PEROXYDES DE BARYUM & D’HYDROGÈNE

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