‹ Des acquisitions récentes sur la biologie des ascarisChapitre 19 sur 38 · LE ENT /A RE · texte numérisé non relu

LE ENT /A RE

2° Technique de l'expérimentation.

Les animaux auxquels les expérimentateurs se sont adressés ont été le cheval, le lapin, le cobaye ; alors que pour l'étude des phénomènes anaphylactiques, il est nécessaire de s'adresser au cheval, souvent porteur d’Ascaris, pour la recherche de la toxicité et l’expérimentation, on peut, sans inconvénients théoriques et avec grand avantage pratique, utiliser le lapin ou le cobaye. Simonin a expérimenté surtout avec des lapins, ce qui rend‘ses diverses expériences plus facilement comparables.

Les voies d'introduction de la toxine sont, soit l’injection intra-veineuse, facile et le plus souvent utilisable, mais présentant l'inconvénient de faire passer le toxique d’abord par le poumon, soit l'injection éntra-cardiaque (lapin ou cobaye) plus délicate comme technique, plus traumatisante, mais préférable en ce qu’elle permet au toxique de se répandre directement dans l’économie.

La voie digestive, ou même l'injection dans la veine mésaraïique, bien que réalisant des conditions plus physiologiques, sont à éliminer parce que le passage à travers le foie diminue beaucoup les effets toxiques de l'extrait vermineux utilisé. |

La voie sous-cutanée où intra-péritonéale, réalisant une pénétration plus lente du poison, ne présente d'intérêt que pour l'étude de l’intoxication chronique.

Si l'on recherche exclusivement la toxicité de l'extrait ascaridien en lui-même, il est préférable de recourir À une ?njection unique ou à plusieurs injections fractionnées, mais à intervalles très rapprochés ; c'est ainsi seu-

lement que l’on sera complètement à l'abri des mamifes-

PER SE tations anaphylactiques (à condition, bien entendu, que l'animal ne soit pas parasité ou n'ait pas été sensibilisé antérieurement.)

Les doses à employer, lorsqu'on est en possession d’un liquide péri-entérique ascaridien « étalon » varient suivant l’animal en expérience. Si l’on utilise le lapin, il faut Savoir que cet animal est tué en 4 ou 5 minutes (pour ur lapin de 3 kilogr.) avec une dose de 2 centimètres cubes de liquide péri-entérique d’ascaris mégalocéphala : il faudra donc pour analyser les manifestations toxiques, s'adresser à une dose très inférieure à 2 cent. cubes (soit par fractionnement soit par dilution 10 ou 20 0/0 dans du sérum physiologique).

Les expérimentations comparées du liquide ascaridien avec le liquide hydatique ou l'extrait aqueux de tœnia montrent que c’est le liquide péri-entérique de l’Ascaris qui possède la plus grande toxicité ; la toxicité de 2 cent. cubes de liquide ascaridien n’est égalée que par 20 cent. cubes de liquide hydatique ; l'extrait de Tœnia saginata, il est vrai, paraît plus toxique que le liquide hydatique, cela tient sans doute à la plus ou moins grande abondance de matières protéiques dissoutes dans ces extraits.

Page 1