‹ Des acquisitions récentes sur la biologie des ascarisChapitre 18 sur 38 · MORE · texte numérisé non relu

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veineuse de cette toxine donne cependant des accidents analogues au choc anaphylactique.

Simonin, de Nancy, sous l'inspiration de Vuillemin et de Parisot, dans une série de travaux qui lui ont permis d'édifier sa thèse si remarquable sur les toxines vermineuses, a repris par le début les diverses expériences faites antérieurement à lui et s'est efforcé de grouper sulvant les divers appareils intéressés, les divers troubles toxiques qu'il a pu produire.

1° Les extraits.

Son premier soin a été de perfectionner la technique dans la multiplicité des produits vermineux utilisés ; comme matériel, il s'est adressé soit aux produits physiologiques : liquides larvaires, sécrétions glandulaires des sucs, soit surtout aux produits artificiellement obtenus : extraits de parasites. En ce qui concerne l’Ascaris, comme ses prédécesseurs, il a utilisé le liquide péri-entérique obtenu par broyage des parasites.

Ce liquide péri-entérique peut être utilisé tel quel, prélevé avec les précautions d’asepsie indispensables, mais on peut aussi en isoler un extrait en le précipitant par l'alcool absolu. Ce précipité, recueilli sur filtre, peut être, après évaporation de l’alcool, redissous dans l’eau physiologique. et fournir un extrait partiel.

À. — Injectable. Le filtrat évaporé abandonne des substances partiellement solubles dans l’eau physiologique ; il donne un deuxième extrait partiel.

B. — Injectable également.

Les expériences montrent que la solution A et la solu-

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tion B provoquent des effets physio-pathologiques différents (Simonin). À

Contrairement aux auteurs étrangers dont nous avons résumé des travaux (Flüry, Shimamura), Simonin ne cherche pas à faire une analyse chimique aussi complète que possible des extraits toxintens, dont la composition est, on le sait, extrêmement complexe (graisses, albumoses, cétones, acides aminés, bases puriques, alcaloïdes cristallisables, etc...) En fait, cette analyse chimique masque sous son apparente rigueur scientifique, une erreur initiale qui consiste à assimiler arbitrairement aux toxines vermineuses fraîches, actives, un certain nombre de substances qui ne sont, le plus souvent, que des produits de transformation.

C'est en physio-pathologiste surtout que Simonin a agi ; 1l s’est attaché à faire varier l'état physico-chimique des extraits employés et a constaté leur action sur les diverses fonctions de l’animal intoxiqué.

Il à constaté d’abord que le chauffage de l'extrait est capable de supprimer complètement sa toxicité (à une température voisine de 100°) ; il a vu aussi après Leroy, que dans un extrait liquide, la précipitation des albuminoïdes et leur élimination par filtration diminue dans de grandes proportions cette toxicité.

C'est habituellement au liquide péri-entérique d’Ascaris mégalocéphala (Ascaris du cheval) en solution aqueuse plus ou moins concentrée, qu’il a arrêté son choix ; c’est cet extrait qu'il est, en effet, le plus facile de se procurer, c’est avec lui aussi que l’on peut obtenir pour le laboratoire les doses et les dilutions le plus facilement com-

parables.

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