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/ lombaire, dit « Girbal » pourra indiquer une légère hypertension du liquide céphalo-rachidien, mais son examen sera caractéristique en ce que l’on constatera d'une façon presque constante son intégrité cytologique et chimique. Signalons cependant que Marfan et Babonneix ent trouvé dans le méningisme vermineux de plus ou moins discrètes réactions du liquide céphalo-rachidien ».
On conçoit que forts de ces données, la plupart des auteurs, tout en reconnaissant la réalité du syndrome chnique, aient nié la méningite et l’aient décrit sous le nom de « pseudo méningite vermineuse », terme #?ncore employé par Girbal comme titre de sa très récente « Revue Générale. 5 |
Est-ce bien là une pseudo-méningite ? Si l’on réserve le terme de méningite aux infections des méninges par un microbe présent dans leur séreuse, il ne s'agit pas, en effet d'une méningite, mais si l’on admet l'existence’ de méningiles toxiques et si l’on se fonde sur la réacticn lymphocytaire méningée possible, il faut reconnaitre que ce sont bien là des méningites. #
Une communication toute récente à l’Académie de MM. Guïllain et Gardin (14 mars 1922) nous paraît, à ce sujet, mettre les choses au point. Sous le titre de « Contribution à l'étude des Méningites de l’helminthiase » les auteurs présentent un cas de méningite typique ayant simulé à sy méprendre la méningite tuberculeuse attribuable à l’infestation par le Tœnia solium. Bien qu'il ne s'agisse pas ici de méningite ascaridienne, ce cas mérite toute notre considération, car les conclusions sont naturelleinent vala bles pour toutes les variétés de méningites vermineuses. Nous n'insisterons pas sur le syndrome clinique (jeune
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femme de 19 ans — remarquons l’âge relativement avancé — présentant la plupart des signes d’une méningite tuberculeuse). Ce qui mérite de nous arrêter ce sont les résultats de la ponction lombaire : Le liquide céphalo-rachidien présente une albuminorrachie de 0,56 au rachialbuminomètre de Sicard, et l'examen à la cellule de Nageotte montre une réaction cytologique intense (386 éléments par millim. cube, dont 54 0/0 de polynucléaires). Le Wassermann fait avec le liquide est négatif.
Un traitement anthelmintique ‘institué (6 grammes d'extrait de Fougère mâle, plus 60 centigrammes de Calomel) provoque l'expulsion d’un Tœnia solium et, en même temps une sédation très marquée des troubles méningés. Les résultats de la Ponction lombaire traduisent aussi ce changement. On ne trouve plus que 73 éléments par millim. cube à l'examen cytologique.
Quelques jours après la guérison se confirme.
Les auteurs font suivre cette observation de considérations particulièrement intéressantes qui nous permettront de clore cette étude des méningites vermineuses en l’état actuel de nos connaissances.
« Les réactions méningées de l’helminthiase sont sans nul doute créées par les {oxines vermineuses sur lesquelles nombre d'auteurs ont insisté. Ces toxines peuvent parvenir dans le liquide céphalo-rachidien par la voie des plexus .choroïdes ou par toute autre voie sanguine, et sont capables, comme tous les poisons de déterminer des modifications circulatoires de la séreuse arachnoïdo-piemérienne, le passage de l’albumine, l'exode leucocytaire. » On ne comprendrail pas pourquoi on refuserait à ces toxines vermineuses l’action pathologique que l'on recon-
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naît aux toxines microbiennes les plus diverses, aux poisons exogènes tels que le plomb, l’oxyde de carbone, et aussi aux poisons endogènes. Nous ajouterons d’ailleurs que ces toxines vermineuses, par leur fixation sur le nevraxe ou les nerfs basilaires, peuvent, sans nul doute, ainsi que nous l'avons démontré avec Guy Laroche pour les toxines microbiennes, amener une symptomatologie très grave, même éventuellement mortelle.
« Il y a lieu de remarquer que les accidents méningés paraissent le plus souvent être créés par lPAscaris lombricoïdes et les Oxyures. »
3° Troubles respiratoires et circulatoires.
A l'inverse de l’intoxication expérimentale massive et à action brutale, il ne semble pas que cliniquement, l’Ascaridiose donne lieu à des troubles respiratoires marqués. La toux vermineuse semble bien être un phénomène reflexe ; les spasmes respiratoires sont à envisager avec les manifestations nerveuses, ils sont d’ailleurs très exceptionnels.
Peut-être observerait-on chez certains enfants porteurs d'Ascaris de légers troubles du rythme respiratoire (polypnées intermittentes) qui seraient attribuables pour Pupi à l’intoxication vermineuse. Ces troubles sans aucune gravité ne nous paraissent cependant nullement assimilables, malgré l’opinion de Simonin, aux troubles du rythme (Cheynes-Stockes) que l’on observe chez les animaux intoxiqués expérimentalement quelques minutes avant la mort. |
Les troubles circulatoires sont également de peu d’im-
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portance chez les porteurs d'helminthes. Il est permis de supposer une cause toxique à certains phénomènes f2ls que palpitations, réaction vaso-motrice anormale, quand ils s'accompagnent d'un abaissement notable de la tersion. Un malade observé par Simonin (thèse, page 55; présentait un syndrome rappelant un peu le syndrome circulatoire de l’intoxication vermineuse expérimentale, mais ce sont là, il faut le reconnaître, des faits exception-
nels.
4° Troubles sanguins et humoraux d’origine toxique. L’intoxication ascaridienne a peu d’action sur les globules rouges. Il existe bien chez les sujets infestés un état anémique, mais il n'est nullement comparable à celui que l’on observe chez les porteurs d’Ankylostomes ou même de trichocéphales. « On sait depuis longtemps, dit Guiart, que les porteurs d’Ascaris ont les yeux cernés, le teint plombé, la face et les muqueuses décolorées et on à constaté que les globules rouges sont généralement diminués de nombre. Mais comme il n'existe d'ordinaire que quelques ascaris dans l'intestin, il est rare que l’anémie soit bien intense. » De fait, Demme, François, ont publié des cas où une infestation par un grand nombre d'ascaris donnait lieu à une anémie assez intense, ce sont là de très rares exceptions.
Par contre, les globules blancs témoignent de façon évidente leur réaction contre les toxines ascaridiennes. Cette modification de la formule leucocytaire se résume dans une eosinophilie, mais ce trouble a une grande valeur, parce qu’il est à peu près constant et qu'il est le plus souvent assez marqué.
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L'eosinophilie de l’Ascaridiose est habituellement de l’ordre de 18 0/0. C’est par rapport aux autres éosinophilies vermineuses, une réaction de moyenne intensité ; nous voyons, en effet, dans le tableau comparatif dressé par Simonin, la filariose s'inscrire en tête avec une éosinophilie de 53 0/0.
L'Oxyurose donne une réaction très inférieure, égale habituellement à 11 0/0 mais éminemment variable.
Ce trouble de la formule leucocytaire a une signification diagnostique intéressante, mais c’est un signe secondaire dans l’Ascaridiose où la présence d'œufs dans les selles est habituelle et pathognomonique. Sa valeur, en tant que manifestation d'intoxication ou plutôt de réaction du milieu sanguin ou une invasion toxique est très grande. Nous y reviendrons à propos de l’anaphylaxie vermineuse, Car la pathogénie de l’éosinophilie est complexe et ce n’est que sous l'influence de certains toxiques qu'elle se produit. On ne peut cependant considérer cette réaction comme exclusivement d'ordre anaphylactique, car parfois il existe une éosinophilie, alors qu’on ne peut déceler aucune trace d'anticorps spécifique dans le sérum. Simonin émet l'opinion que « parmi les substances vermineuses susceptibles d’être résorbées, en dehors de celles qui jouent le rôle d’antigènes et suscitent l'élaboration d'anticorps, 1l en est d’autres tout à fait capables d’exercer indépendamment des premières, une action chimiotactique sur les leucocytes acidophiles. »
Dans le groupe des troubles humoraux d'origine ascarido-toxique, nous rangerons certains œdèmes d’ailleurs exceptionnels, tels le cas de Wintrebert, caractérisé par un œdème dur de la face, des cuisses et de l’abdomen.
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Mais ce sont là des manifestations tellement exceptionnelles dans l’ascaridiose, qu'elles ne méritent pas de nous arrêter plus longtemps.
5° Troubles cutanés.
L'urticaire, les eczémas, les érythèmes polymorphes ont été décrits comme des manifestations fréquentes de l’intoxication ascaridienne, plus rarement dans l’oxyurose.
Ce sont, évidemment, des troubles attribuables en première analyse à l’intoxication, mais ils nous paraissent traduire surtout, sous diverses formes, une anaphylaxie plus ou moins latente dans l'intervalle et c’est au chapitre de l’anaphylaxie ascaridienne que nous en ferons l'étude.
Il n'en n'est pas de même d’un trouble ou plutôt d’un accident qui met bien en évidence la toxicité propre, directe, des ascaris ; nous voulons parler du picotement nasal, du larmoiement que provoquent chez les étudiants, au cours de la dissection d’Ascaris, les produits volatils qui se dégagent du liquide périentérique. Ces troubles s’observent avec plus d'intensité, donnant lieu à de la conjonctivite, si l’on porte la main aux yeux après avoir touché ces cadavres ascaridiens.. Le fait qu'ils se produisent chez tous les expérimentateurs, même la première fois, permet également d'admettre qu'ils sont dûs à une. toxicité immédiate, mais quand ces accidents se manifestent par une conjonctivite violente, de l'œdème, du coryza chez certains sujets, on doit admettre qu'il se surajoute alors à l’intoxication immédiate une réaction d'ordre anaphylactique.
ACT PUS 6° Troubles toxiques de la nutrition.
Il ne semble pas que l’Ascaridiose ou l’oxyurose affectent particulièrement l'état général des sujets qui en sont aiteints. Il est évident, cependant, que l’amaigrissement, le défaut de développement que l'on observe chez les sujets très parasités ne reconnaissent pas exclusivement une cause digestive et l’on est en droit d'incriminer de ces troubles, des glandes à sécrétion interne qui sont régulièrement, on pourrait dire électivement, lésées dans l’intoxication vermineuse chronique expérimentale.
L'ascaridiose a été parfois incriminée comme cause d’avortement ou agalactie ; il s’agit là, sans doute, de cas fortuits et l’on ne saurait attribuer ces. troubles à la toxicité vermineuse. On sait avec quelle fréquence sont infestées les femmes enceintes, sans que leur grossesse en soit interrompue.
Existe-t-il enfin une fièvre vermineuse d'origine toxique ? «
En fait, les cas d'état subfébrile prolongé chez des sujets porteurs de vers intestinaux sont fréquents, sans aller jusqu’au tableau clinique de la lombricose à toxine typhoïde, dr Ghauffard, très excephonnellz, mais sachänt maiulenant, grâce surtout aux travaux de M. Guiart, le rôie actif des helminthes, les ascaris y compris, comme inoculateur des germes pathogènes, nous sommes portés à altribuer à une cause infectieuse ces poussées fébriles plutôt qu'à la résorption des produits toxiques.