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PSEUDO MÉNINGITE VERMINEUSE

La

Parmi toutes les manifestations nerveuses de l’Ascaridiose, il en est une qui, par son importance clinique, mérite une place à part, c’est la méningite.

Et d'abord, existe-t-il réellement des manifestations méningées dans l’helminthiase ? Celles-ci objectivement constatées, peuvent-elles être considérées comme des méningites ou des pseudo-méningites ? Telles sont les questions si souvent débattues depuis la communication initiale de Lebon, de Besançon, en 1835.

L'existence elle-même d'un syndrome méningé attribuable aux vers intestinaux a été souvent contestée, surtout au cours de ces dernières années. Associations fortuites, disaient les sceptiques ; l’helminthiase est si fréquente chez les enfants qu'on ne saurait s'étonner de la rencontrer chez des sujets atteints de toute autre affection plus ou moins latente qui, elle, donnerait lieu au méningisme. Par une sorte de réaction contre une pathogénie qui paraissait trop simpliste, on innocentait toujours les

vers intestinaux ; Cependant les observations s’amoncelaïient, de syndromes méningés manifestes guéris comme par enchantement par l'administration d'un vermifuge. Nous bornant aux études les plus récentes, nous ne ferons que mentionner les observations et études de Cavasu (1867), Bouchut (1869), Bozzolo (1879), et celles, moins anciennes, de Taillens (1906), Armand Delille (1907), Higgs (1908), Marfan (1909).

Au cours de ces dernières années, ce sont les publications italiennes de Mazuolli (1911) qui, chez un enfant, obtient la guérison d’un syndrome méningitique à allure grave par l'administration d’un vermifuge (expulsion de 50 ascaris) et surtout de Santarnecchi de Francony qui (en 1915) expose deux cas typiques de syndromes simulant la méningite tuberculeuse dûs, évidemment, à l’infestation ascaridienne. pis

Raillet, dans sa thèse si remarquable sur les vers intes-

tinaux dans la pathologie infantile (Paris 1911) fait éga-

lement une étude de ces manifestations « pseudo-méningitiques » mais il ne leur attribue pas une place aussi importante qu'il leur conviendrait, n’envisageant pas le rôle étiologique de l’intoxication par les produits vermineux. À

Signalons enfin la « Revue générale de Girbal », de Marseille, parue tout récemment (25 mars 1922).

A la lumière de ces documents, nous envisagerons successivement l’étiologie, le tableau clinique et l’interprétation qu'il faut:admettre de ces réactions méningitiques.

Au point de vue étiologique, la méningite vermineuse est dûe presque toujours aux Ascaris et, exceptionneliement aux Oxyures. Elle affecte presque exclusivement les

(PRE enfants et ce sont habituellement des sujets entachés de tares nerveuses héréditaires.

Cliniquement, jl s’agit le plus souvent d’un enfant qui, depuis quelques semaines, présentait des prodromes faits d'amaigrissement, de malaises, troubles digestifs, nervosisme. Avec plus ou moins de brusquerie, s’installe ensuite un syndrome méningé typique avec céphalée, raideur de la nuque, Kærnig, vomissements, souvent agitation extrême avec cris. On constate l'association de quelques troubles oculaires, souvént mydriase, parfois du myosis ; plus rarement du strabisme et de la photophobie. Lorsque ces manifestations s'observent, le tableau est tout à fait celui d'une méningite tuberculeuse et c’est à elle que l’on songe tout d’abord.

Cependant, la méningite vermineuse aurait parfois quelques signes propres. « Ce qui la caractérise, dit Girbal, c’est qu’elle évolue par crises subites, sans fièvre très élevée ni cri hydrencéphalique, que le strabisme y vst rare, que le malade perd rarement son intelligence complètement, qu'il n’y à pas de coma et que dans l'intervalle des crises, la santé semble presque parfaite ». Ceci peut évidemment se voir dans des cas bien tranchés mais souvent le tableau clinique est réellement bien ménineitique.

Quels renseignements peut-on attendre en aretl cas de la ponction lombaire ?

À ce sujet, les données sont contradictoires : Beaucoup d'observations sont antérieures à la découverte de Quincke et à son application clinique ; dans d'autres cas la ponction n'a pas été pratiquée alors qu'elle aurait dû l'être. Le plus souvent les résultats ont été négatifs « La ponction

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