‹ Des acquisitions récentes sur la biologie des ascarisChapitre 35 sur 38 · UN PERS · texte numérisé non relu

UN PERS

Mais ce sont là des constatations expérimentales réalisées par l'infestation d'hôtes non habituellement parasités par les Ascaris et il est probable que ces « accidents » de migration ne se produisent pas chez l'hôte normal.

Bien que la réalité de ce cycle interne n’ait pas encore été vérifiée chez l’homme et qu'aucun trouble pathologique connu semble en témoigner, il est logique d'admettre qu'il se passe ainsi, car cette migration sanguine paraît être une nécessité dans le développement des larves de nématodes.

ITT. — La toxicité des Ascaris ou plutôt des produits ascaridiens obtenus par expression (liquide péri-entérique) ou par macération est prouvée par de nombreuses expériences. Les poisons émis se montrent actifs, surtout quand ils sont fraichement préparés et donnent lieu à des troubles plus ou moins intenses, suivant la quantité et surtout la voie d'introduction (injections sous-cutanées, intra-péritonéales, intra-veineuses).

Les manifestations toxiques, étudiées par divers auteurs (Weinberg, Brinda, Simonin) avec une technique rigoureusement scientifique, s’exercent avec une électivité spéciale :

1° Sur le système nerveux : convulsions, paralysies ;

2° Sur le système circulatoire : abaissement de tension, rapidité extrême coïncidant avec de la bradycardie.

3° Sur la respiration : type périodique, Cheyne Stokes, mais elles affectent plus ou moins tous les appareils. La

mort est souvent rapide.

Certains troubles cliniques, surtout d'ordre nerveux

Br CAE

(méningites vermineuses) paraissent relever d’une pathologie toxique.

IV. — La présence des Ascaris dans l'organisme ou même dans l'intestin de leur hôte, se traduit chez ce dernier par diverses réactions humorales. Elle donne lieu à des phénomènes de choc (expérimentalement) d’accoutumance rapide, de sensibilisation (réaction de fixation du complément) el surtout d’anaphylaxie, dont on peut retrouver les manifestations plus ou moins larvées en clinique (éosinophilie, urticaire, etc...) Gette sanction humorale prouve surabondamment que l'organisme n'est pas indifférent à l’infestation ascaridienne.

x Vu :

Le Président de thèse, MoREL.

Vus Le Doyen, d. LÉPINE.

VU ET PERMIS D'IMPRIMER Lyon, le 31 mai 1922.

Le Recteur, Président du Conseil de l’Université JOUBIX,.

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