‹ Des acquisitions récentes sur la biologie des ascarisChapitre 34 sur 38 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les travaux et les découvertes d'ordre expérimental réalisés au cours de ces dernières années (depuis 1910 jusqu’à aujourd'hui) ont modifié les conceptions un peu archaïques qui avaient cours au sujet de l’ascaridiose.

Ces notions biologiques nouvelles portent sur trois domaines différents : 1° L'étude du développement ‘u parasite ; 2° Celle de son action toxique ; 3° Celle des réactions humorales qu'il détermine dans l'organisme de son hôte.

II. — A la conception ancienne du développement total de la larve d'Ascaris dans l'intestin de son hôte, où elle éclot, est venue se substituer la notion du cycle interne de la larve dans l'organisme de son hôte.

Ce sont les constatations initiales de l'Anglais Stewart (1916) et les travaux confirmatifs et complémentaires de Fülleborn, de Ransom, de Yoshida et de leurs collaborateurs qui ont mis en évidence, expérimentalement chez l'animal, la réalité de ce cycle.

Ces auteurs ont montré par des infestations expérimentales suivies d'examens anatomopathologiques (principalement chez le rat et le cobaye) que l’œuf d’ascaris ingéré

à l’état de maturité embryonnaire, donne naissance dans la lumière intestinale à une larve qui, immédiatement, s'engage dans l'épaisseur de la paroi intestinale, gagne les vaisseaux lymphatiques de l'intestin, les ganglions mésentériques, et peut ensuite pénétrer plus profondément dans l'organisme de l'hôte par trois voies :

1° La voie veineuse Porte ;

2° La circulation lymphatique centrale ;

3° La voie des séreuses (péritonéales et pleurales).

Contrairement à la conception d’Yoshida, qui admet la migration des larves à travers les séreuses et les tissus euxmêmes, la larve les perforant par ses propres moyens, 125 expériences de Ramson montrent que, au moins dans les conditions habituelles, les larves suivent l3 voie circulatoire sanguine ou lymphatique, la circulation porte les conduit aù foie dont elles traversent le parenchyme et de là au cœur droit et au poumon. C'est vers ce dernier organe, que de toute façon, les larves se dirigent comme si elles étaient particulièrement avides de sang Oxygéné.

Après un stage pulmonaire, les larves qui, au cours de leur cycle de quelques jours, se sont considérablement développées, regagnent à travers les voies aériennes le tube digestif où elles achèvent leur croissance jusqu'au stade adulte.

Certaines d'entre elles, arrêtées dans Jeur progression par un développement trop rapide, restent ou meurent au sein des tissus qu’elles traversent ; d'autres, par un processus inverse, insuffisamment développées, passent à travers le poumon de la petite circulation dans la circulation périphérique et peuvent aussi mourir loin du tube digestif.

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