OBSERVATION V
Pensées incoercibles.
Gué.….. M. — Epilepsie classique. Première crise à 8 ans,
simple perte de connaissance sans chute. Réapparition des
accès à 24 ans. Deux sortes alors de manifestations différentes : 1° Crises anarthriques conscientes d'une durée de quelques minutes ; 2° Crises convulsives complètes : cri inis tial, pâleur, morsure de la langue, chute avec perte de connaissance, convulsions généralisées. G... tombe n'importe où; elle s’est ainsi brûlée la figure, le pouce et la main droite. En sus de ces troubles la malade est sujette à des états qu'elle définit à peu près ainsi : « Il me prend des sortes d’étourdissements sans perte de connaissance d’une durée de deux à trois minutes. Dés souvenirs, des choses passées, des idées bizarres passent et se succèdent vivement dans mon esprit, sans qu'il les puisse retenir et en garder le contenu. »
OBSERVATION VI Epilepsie tardive. Attaques convulsives diurnes et noc-
turnes. Migraines. Absences de durée variables : brèves avec anarthrie, prolongées avec déambulation et actes automa-
tiques corrects. Tentatives de suicides inconscientes. Pen-
sées incoercibles.
Déc... Suzanne, veuve, 34 ans, est internée volontairement, pour la première fois, à l'asile de Villejuif, le 27 septembre 1926, avec les certificats suivants : « Débilité mentale avec crises épileptiques fréquentes. Dépression mentale.
Crises d'automatisme avec amnésie consécutive. » (D Mar
ni
s. < HS y Er u
| | es hand). 20 septembre 4926. a 2 Bose AT: avec cd absences et des fugues automatiques amnésiques. » (Dr Mae rie). 21 septembre 1926.
Père, alcoolique, 70 ans ; mère morte à 48 ans en OR 5 | de ménopause ; trois frère et sœurs bien portants ; un frère, À PRE paludéen et éthylique, interné à l'asile d'Evreux. La malade <È à S a une fille de 11 ans, n'ayant point présenté de convulsions ; © es î toujours bien portante. ac
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' 7 Den) *
Son enfance a été normale. Développement psychique parfait. Pas de retard de la parole ou de la marche. Elle a ap * pris facilement à l'école. Pas de maladies graves. Pas de be. À somnanbulisme. Quelques peurs nocturnes. Réglée à 14 ans LE Mariée à 20 ans. Pas de fausse couche. Une fille. Son mari est mort de tuberculose pulmonaire, il y a cinq ans. Après “ ‘son deuil, aménorrhée de deux mois. Au retour des règles, tre première crise à l’âge de 29 ans : elle se réveille à onze heures Le ù et demie du soir et ne voit plus sa fille à côté d'elle. Elle constate qu’elle a uriné au lit ; a mal partout et s’est mordue la langue. Sa fille était partie chercher quelqu'un parce que > sa mère s'était débattue violemment. — La deuxième crise à est survenue un mois après, au début des règles, la nuit, à. la même heure. Pendant un an les accès se sont reproduits rat À avec régularité dans les mêmes conditions. De plus, ils sont 2 devenus diurnes et la malade a été sujette à des migraines - fréquentes. Les crises sont caractéristiques : Pâleur subite, chute (on a quelquefois le temps de la faire asseoir). Us À fee de la langue, émission d’urines. Convulsions généralisées. re
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