OBSERVATION IX
(Cette observation nous a été fort obligeamment communiquée par Mlle le Docteur S. Serin). (Soc. clin. de médecine mentale, 16 novembre 1995).
Crises convulsives typiques. — Vie sexuelle malheureuse. Tentatives de suicide inconscientes. — Automatisme HAE sionnel complexe.
Mad. L..., modiste, 19 ans, a été menée à l'hôpital St-Louis à la suite d'une tentative de suicide par défenestration, inexplicable comme inexpliquée et dont elle n’a gardé aucun souvenir. Mad. L... était divorcée depuis un an, après quelques semaines de mariage. Conseillée de venir à la consultation de
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l'hôpital Henri Rousselle, elle est entrée au dispensaire où il fut possible de l'examiner plus attentivement du point de vue mental.
On ne constate alors pas d’antécédents héréditaires notables. C'est une débile qui a appris difficilement à l’école. Pas de maladie dans le bas âge. Puberté vers 12 ans. Règles toujours normales ; mariage à 18 ans ; aussitôt grosses déceptions ; son mari lui aurait avoué le soir de son mariage qu'il n'avait aucun métier et qu'il comptait sur elle pour subvenir à son existence. Elle a eu l'impression qu’il la voulait pousser à ia prostitution pour en vivre. Querelles violentes à la suite desquelles sa famille l’a contrainte à de-
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mander le divorce. Rentrée chez elle, elle eut durant la pro-
cédure une première crise convulsive avec chute brusque,
perte de connaissance, convulsions tonicloniques, morsure de
la langue, émission d'urine, amnésie consécutive complète,
ainsi qu'il ressort des renseignements fournis par sa mère
intelligente. Dans l'intervalle de ces accès d'épilepsie typique, elle a présenté quelquefois des épisodes hallucinatoires amnésiques pendant lesquels elle manifesta qu'elle voyait son mari, s'agita, se sauva, déchira ses vêtements. En dehors de cela, elle fut souvent sujette à des crises calmes, extrêmement curieuses, d’automatisme professionnel. Il lui est arrivé à plusieurs reprises au cours de son travail de modiste de faire des chapeaux très bien faits, avec beaucoup de goût et très vite, et d'être étonnée de les avoir faits.
Quelques mois après le début de ses troubles elle s'est sauvée une fois brusquement de chez elle ; elle serait allée au domicile de son mari avec l’idée de le tuer ; ne l'ayant pas trouvé, elle est partie droit devant elle, au hasard ; elle ne se rappelle où. Elle s’est retrouvée les pieds dans l'eau, dans la Seine, un individu inconnu la retenant pour l'empêcher de se noyer. Relâchée par le commissaire de police chez qui on l’a amenée, elle repart toujours sans savoir ce qu’elle fait et va à un bureau de placement. Prise comme bonne, elle entre en service et le fait convenablement mais, dit sa patronne, elle avait l'air bizarre et un peu hagard (faits vérifiés exacts, dès le début). Au bout de trois jours, sur le
conseil de sa patronne, elle va chez sa mère chercher ses af-
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ca 43 | Le faires, n'ayant sûr elle see ce qu'e “s it ; ne” Sa mère l'interroge : elle A ond Hd ra assez floue ; se rappelle de certains faits mais non d'autres. Quel- - ques semaines après, elle se jette par la fenêtre dans la suite | d’une crise épileptique ; ce pourquoi elle est conduite à l'hôpital Dans l'intervalle, elle avait présenté deux crises comi- tiales typiques. Notons que cette femme n'a jamais présenté 4 de crises conscientes de suicide, qu'elle ne réalise que dans - l'état morbide.
Dans le service du dns elle témoigne de troubles | marqués du caractère : récriminations, refus de traitement. se Wassermann est négatif dans le sang mais elle n’accepte
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| L'examen physique ne ; révèle rien de spécial : ses ovaires sont sensibles à la pression. Elle a quelques pertes blanches. Fe Elle semble avoir gardé un souvenir d’épouvante, qui l'impressionne beaucoup, de sa courte vie sexuelle. E |
TE LE 4 & = Sortie du dispensaire, il y a deux mois, elle y de convo-
quée à nouveau mais n’est pas revenue.