‹ Des Actes Automatiques de Nature ComitialeChapitre 48 sur 56 · OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX

(Mentionnée par MM. Toulouse, Dupouy et Schiff. Ann. méd. psych., 25 avril 1995, p. 466).

Crises comitiales diurnes et nocturnes. Automatisme fruste et mal coordonné. Accidents d'automobile.

Opp... Joseph, italien, 44 ans, manœuvre, ex-chauffeur de taxi, suit régulièrement la consultation du dispensaire de prophylaxie mentale où nous eûmes l’occasion de l’examiner.

Père alcoolique, mort de pleurésie à 44 ans ; mère vivante, 73 ans ; une tante de côté maternel aveugle de naissance ; une:

-sœur aînée deux fois internée, actuellement décédée. Un frère et une sœur bien portants.

Enfance normale ; première crise comitiale à 15 ans, puis albuminurie et œdème des membres inférieurs. À 22 ans nouvelles crises convulsives se répétant tous les cinq ou six mois, crises nocturnes avec morsure de la langue ; vertiges. dans l'intervalle des crises. Première crise diurne à 28 ans : étant sur sa voiture, il a fait alors, rue de Rome, une chute de 13 mètres de haut sur la voie du chemin de fer. Il a eu cet accident parce qu'au début de son accès son pied a glissé du frein et l’autre a appuyé sur l'accélérateur. Il s’est alors

fracturé trois côtes, continua pourtant son métier et ne le cessa qu'après un nouvel accident qu'il raconte ainsi : « C'était le dimanche soir, à 11 heures 1/2, le 29 juin 1917 ou 1918 à la sortie du Théâtre de l'Opéra. Je chargeais dans mon taxi quatre personnes, un monsieur et trois dames, pour les conduire rue Etex... Je descendais l'avenue de St-Ouen. Juste en tournant la direction pour prendre la rue Etex, il m'a pris un étourdissement, je me suis couché sur le côté gauche de mon siège et, en me couchant, je n'ai pas lâché le volant ; alors j'ai fait faire demi tour à mon taxi, je suis revenu sur l'avenue de St-Ouen, j'ai traversé l'avenue et suis monté sur le trottoir. J'ai renversé un banc et sur le banc il se trouvait deux personnes assises. J'ai refait demi tour sur le trottoir et j'ai repris le milieu de l'avenue. J'ai encore marché 50 ou 60:

à Let

ei hp arbre. L Die ue st FRE CE une a = & minutes après j'ai repris connaissance et c'est depuis ce moment là que j'ai cessé de faire le conducteur de taxi ». Les gens alertés par cet incident, le considérant comme ivre, voulaient le molester et ce sont les personnes qui étaient rs taxi qui l'ont défendu, et fait remarquer aux agents que . c'était sûrement un malade. | CPR | Des crises nombreuses ont suivi. Parfois Opp.. sent venir ; | Sa crise mais n'a pas toujours le temps de s'asseoir. Après *

brève aura visuelle, il pousse un cri, pâlit, tombe du côté ' gauche. Il s'est brûlé deux fois dans ses chutes. Après que

: ques mouvements convulsifs, il revient à lui au bout de de

minutes et ne se souvient de rien. Il a aussi des vertiges fré À

quents et témoigne d'une grosse diminution de la mémoire. 4

Enfin il lui est arrivé plusieurs fois de se trouver en quelque ee

endroit sans savoir comment il y était venu ou de faire des

choses sans se les rappeler. Il est resté une fois de 8 heures | <a a

à 11 heures du soir au restaurant sans s’en douter puis est rentré chez lui de même et a eu une crise à Ja porte de son

domicile devant laquelle il resta étendu jusqu'au matin. Une

| autre fois, dans le décours d’une crise il a vidé les poches |

de son pantalon et en a mis le contenu dans sa tasse remplie 5e à

de lait. RUN

Examen somatique : légère exophtalmie. Réflexes patel-

laires vifs. Quelques excès éthyliques : tremblement des EX trémités, cauchemars, rêves, insomnie. BW. et floculaz

tion négatif S. ‘

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