OBSERVATION XXI
(Publiée par MM, Toulouse et Roger Düupouy à la Société de médecine légale 20 avril 1925, p. 294).
Epilepsie et tabès chez un chauffeur de taxi. Automatisme FA 3 | vertigineux avec conduction correcte d'une voiture automo- RER bile. . 1:50
Jo..., Emile, 50 ans, chauffeur de taxi, se présente le 2.
RE mai 1924 à la consultation du dispensaire de prophylaxie £ Li mentale. Il nous a été adressé par son médecin qui pense LE:
… Te
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une P. G. et nous écrit ceci : « Cet homme a déjà fait trois ictus avec crises épileptiformes, il est chauffeur de taxi et tient absolument à reprendre son métier qu'il n'a abandonné que sur ma défense expresse ».
- Il est malade depuis plus d’un an ; pendant longtemps, il a d’abord éprouvé des vertiges, puis, pour la première fois
. en mai 1923, il a eu dans la nuit quatre crises épileptiformes.
En novembre, il en a eu à nouveau ; il y a trois semaines, dernière série de cinq à six crises. Il sent venir sa crise,
éprouve un certain engourdissement du côté gauche ; il se
couche, perd connaissance, se débat, se mord la langue, urine sous lui.
La mémoire est mauvaise ; il se montre, d'autre part, indifférent, inaffectif, inconscient de sa situation ; il chante sans se préoccuper de ses troubles ; l'humeur enfin devient irritable ; il s'énerve facilement, surtout le matin où il ressent, lors de son réveil, quelques vagues malaises, lourdeur de tête, nausées, etc.
L'examen physique révèle de l'inégalité des pupilles avec argyll complet, de l'abolition des réflexes rotuliens et achilléens, du Romberg, de l’hypoesthésie et de la dysesthé-
Sie à la piqûre au niveau des membres inférieurs.
Il se plaint, en outre, de douleurs anciennes à type fulgurant et la main gauche lui fait parfois mal quand il actionné la trompe de l'auto. Il n’y a pas de dysarthrie appréciable.
* Les réactions de B.W. et de floculation sont positives dans le sang. La ponction lombaire donne les résultats suivants :
1° 7 mai 1924, tension (assise), 34 ; albumine, 0,50 ; (globulines + + +. Pandy et Weichbrodt) ; leucocytes, 1,2 ; benjoin, 22222, 22221, 00000. Parégorique, 22,1 ; B.W. et floculation positifs.
2° 22 août 1924 (après traitement) : tension, 50 ; albumine, 0,50 (globulines +) ; leucocytes, 2.5 ; benjoin, 22222, 22221, 00000. Parégorique, 22,1 ; B.-W. positif.
3° 6 février 1925, albumine, 0,50 (globulines + +) ; leucocytes, 8,4 ; benjoin, 22222, 22222, 10000. Parégorique, 22,2 ; B.-W. et floculation positifs.
Les tests expérimentaux dénotent une diminution relati-
Ar PARENT Fa rl à 5 Ph x | Ce
ED en
LR FE
Te
vement minime de la mémoire : pouvoir de fixation des ima-
ges 7 (moyenne 8,9) ; pouvoir d'évocation, 71, 43 p. 100
(moyenne 86,5) ; mais les fausses reconnaissances d'objets
sont très fréquentes.
Nous portons le diagnostic non de P. G. mais de syndrome tabétique fruste avec affaiblissement léger des facultés intellectuelles, crises épileptiques vertigineuses et convulsives liées vraisemblablement à une artérite syphilitique diffuse des centres nerveux. Jo... avoue d’ailleurs avoir eu la syphidis à 33 ans et s'être fait soigner incomplètement à Saint-Louis (1907), puis par un médecin de Courbevoie (1923-24) Has des injections d'huile grise.
Ce malade que nous avions traité sans arrêt par le quinby
et le sulfarsénol du 3 mai au 7 juillet (première entrée), puis
du 19 août au 30 septembre (deuxième entrée), nous est ramené le 27 mars 1925 par sa femme qui nous écrit ces lignes : « Je reconnais avoir toujours été contraire au travail que fait mon mari en raison de ses troubles de mémoire qui me font craindre un accident. Il n’a jamais voulu écouter mes conseils ».
Effectivement, malgré tout les conseils et les exhortations donnés, le malade a repris son taxi, Et quelques jours avant sa troisième entrée dans le service, il a eu sur son siège un malaise, en réalité un vertige épileptique. 17 venait, vers 7 heures du soir, de charger avenue Kléber un client qui ui demanda de le conduire à la Madeleine, au marché au fleurs. Il se retrouva quelque temps après aux Invalides en train de rouler sans savoir comment il s'était égaré ; reprenant conscience et comprenant qu'il avait perdu son chemin, il dit à son client qu'il était préférable de le régler et de prendre un autre taxi : quelques instants après, il charge deux nouveaux clients.
A la consultation, sourd à nos admonestations, il refuse énergiquement de changer de métier, malgré le danger qu'il court et fait courir à autrui ; il ne connaît que celui-là et ne saurait maintenant en apprendre un autre.
Après un troisième séjour dans le service libre, il a continué de venir à la cousultation du D' Marchand où nous
pûmes l'examiner quelque temps. Nous croyons savoir qu'il
er : ‘ Ÿ D FL | a SR sa (RATE DHofe not Il a aen re continué. Re 1548 présenter des accidents comitiaux des plus nets.