‹ Des Adénites: Dans la Deuxième Semaine de la ScarlatineChapitre 7 sur 15 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Evolution et pronostic

Les phénomènes aigus disparaissent en général dans les huit jours qui suivent le début de l’adénite, mais la résolution complète de l’engorgement est plus lente, quelquefois, ultérieurement, on remarque une légère récidive de très courte durée.

Dans les formes légères, l'ascension thermique est insignifiante, à peine un degré. Un petit nombre de ganglions sont intéressés, leur gonflement est minime et il disparait rapidement, parfois au bout de quatre ou cinq jours, il n’en reste plus de trace.

Dans les formes moyennes qui sont les plus courantes, la fièvre remonte de un ou deux degrés, si elle avait disparu, sinon on voit la défervescence arrêtée et la courbe thermique se continue par un plateau, ou bien elle présente des écarts journaliers de 1°%5. En même temps il y a un empâtement considérable qui après huit ou dix jours se

résout facilement mais laisse quelques petits ganglions indurés perceptibles à la palpation, qui persistent souvent encore à la fin de la convalescence.

Dans les formes sévères, la température remonte à 40 degrés et au dessus, l’'empâtement prend de grandes proportions ; on craint une suppuration dont on recherche la fluctuation ; on surveille l’évolution, prêt à intervenir . Mais bientôt l’œdème diffus se dissipe et la résolution se fait lentement. Ce sont ces cas qui se rapprochent de la forme décrite par les auteurs comme pouvant aboutir au bubon ; cependant ils ne suppurent presque jamais ; nous n’en avons rencontré qu'un seul exemple.

Le pronostic de cette adénite est bénin, quand les phénomènes infammatoires prennent une certaine ampleur, il suffit de garder l’expectative pour voir bientôt tout s’amender et rentrer dans l’ordre. Cependant il persiste pendant assez longtemps un peu de polymicroadénopathie qui est sans conséquence pour le malade.

Diagnostic

Le diagnostic est simple, il est encore facilité par celui de scarlatine bien établi. On ne confondra pas ces manifestations ganglionnaires avec l’angine phlegmoneuse, car il n’y a pas de tuméfaction de l'amygdale et les symptômes généraux sont moins marqués. De même, on distinguera facilement les oreillons avec leur gonflement préauriculaire assez spécial, la notion d'épidémie sera de grande valeur dans les cas douteux.

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