‹ Des Adénites: Dans la Deuxième Semaine de la ScarlatineChapitre 6 sur 15 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Symptomatologie

Le début s'annonce soit par une légère raideur dans les mouvements du cou, soit par un peu de difficulté de la déglutition, soit par une douleur au niveau de la région où va avoir lieu la poussée. On remarque parfois sur une amygdale une petite surface recouverte d'un léger enduit pultacé grisâtre qui regresse dès l’apparition de l’adénite.

Les modifications de la température sont le premier symptôme qui éveille l'attention. Alors que les symptômes aigus de la période d’invasion sont notablement atténués,

à ce stade où l’angine disparait, la langue desquame,

l'éruption pâlit ou est même complètement effacée, la défervescence est à peu près terminée, on remarque soit une nouvelle poussée thermique faisant gravir jusqu’à deux et même trois degrés à la courbe, soit un arrêt dans la chute de la fièvre qui produit un plateau sur la courbe. Nous avons observé l'apparition de ce phénomène entre

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le quatrième et le douzième jour de la maladie, plus souvent vers les septième et huitième jours.

En même temps, si l'attention est attirée de ce côté, on constate toujours une poussée ganglionnaire localisée aux régions sous-maxillaire, cervicale ou rétro-cervicale, quand on a éliminé l'existence de toute autre complication. Les territoires intéressés peuvent l'être simultanément ou séparément, d’un seul côté ou bilatéralement; parfois l’adénite quitte un côté ou un groupe pour se reporter ailleurs. Elle se fixe rarement aux autres régions de l’individu. On déduit facilement les relations de causalité entre la fièvre et le gonflement ganglionnaire, si on a pris soin dès le début de la scarlatine, de s’assurer de l'absence d’adénite, ainsi que nous l'avons fait pour les cas observés. Par contre nous avons reconnu dans un assez grand nombre de cas la présence de ganglions indurés antérieurs à la maladie.

Le volume des ganglions varie de la grosseur d’un pois à celui d'une amande ou d’une noix. Chez certains malades, on les trouve bien délimités au nombre de un ou deux, roulant sous le doigt ; chez d’autres, ils forment de véritables chapelets. Souvent, pendant la période aigue, dans les cas plus graves, la palpation découvre des amas ganglionnaires mal délimités par suite de la participation des tissus environnants. L'étendue de cette périadénite est parfois considérable et son importance peut donner l’aspect du cou proconsulaire. A

Le sujet ressent une douleur constante, au niveau de la région atteinte, encore exaspérée par la pression. Cette douleur s’accompagne de légère dysphagie, d’inappétence.

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Mais l'état général reste bon. Nous n’avons jamais vu ces adénites compliquées d’angine ou de rhinite, de néphrite

ou d’autres affections se rencontrant au cours de la scarlatine.

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