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Rien du côté de l’arrière-bouche. La dentition est mauvaise; les dents sont peut-être moins cariées du côté droit que du côté gauche, si bien que la mastication se fait à droite.
Léger prurit dans la joue droite; pas de battements. Pas de gêne marquée pendant la mastication. Quand la malade remplit sa bouche d'air et la vide lentement (action de souffler), aplatissement très léger du côté droit, surtout à la partie inférieure.
Du côté gauche, dans la région parotidienne, ainsi que dans la région sous-maxillaire, on constate la présence de petits ganglions de la grosseur d’un noyau de datte, La régionantémassétérine de ce même côtérenferme un ganglion gros comme un noyau de cerise situé à 2 centimètres de la commissure labiale. Tous ces ganglions auraient diminué par le traitement local.
Du côté droit, à la hauteur de la commissure des lèvres, à 3 centimètres de cette dernière, on trouve deux ganglions superposés, du volume de noyaux de cerise. Ces gan-
glions sont indépendants l’un de l’autre, et font une légère saillie à l’intérieur de la bouche ; ils semblent situés sous la muqueuse buccale.
Le ganglion inférieur, qui est le premier en date, semble adhérent à la muqueuse; à ce niveau, la peau présente une coloration rouge sans augmentation de température notable en ce point. Ce ganglion est entouré d’une petite zone d’empâtement, et sa consistance est moindre que celle de son voisin. Ce dernier, situé à 1 millimètre environ au-dessus du précédent, donne sous le doigt la sensation de petit caillou mobile ; la peau n’a subi aucune modificatiou à ce niveau. Pas de traînées de lymphangite autour de ces ganglions.
25 juillet 1892.— Du côté gauche, diminution considérable du ganglion buccal. Dans la joue droite, le ganglion supérieur présente le même volume et la même consistance. Quant au ganglion inférieur, il a suppuré et a été incisé. Cette apparition d’une adénite de la joue à la suite d’un érysipèle
. est à coup sûr intéressante, mais elle n’a rien d'étonnant. 11 novembre. — État général satisfaisant. Dans la joue gauche, disparition du ganglion commissural et appa-
Er fh rition d'un ganglion mentonnier très allongé et très résistant, dont le grand diamètre est horizontal.
Dans la joue droite, à la place du ganglion inférieur, cicatrice radiée et fortement déprimée. Le ganglion supérieur a les mêmes caractères que précédemment.
La coïncidence fréquente d’un érysipèle avec des lésions de la face n’a du reste pas échappé aux auteurs, et dans le Dictionnaire des sciences médicales, Servier attire notre attention sur ce fait de clinique : « L'érysipèle de la face, dit-il, est très commun chez les scrofuleux porteurs de lésions du visage. Chez eux, le plus souvent, il est fort léger, d’une courte durée, ne provoque aucune réaction, et s'il apparait très facilement, il disparait de même. »