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gneusement les canaux, de même on pourra tenter avant de recourir à l'extraction de traiter les périodontites par les scarifications, les cautérirations les pointes de feu.
ADÉNOPHLEGMON. — Dès que l’on constate du pus l'intervention s'impose, il est nécessaire d’évacuer le pus par une ouverture. Si l’on fait cette onverture au bistouri, on incisera au niveau du point culminant de la tuméfaction de manière à éviter autant que possible toute difformité consécutive trop apparente mais de manière aussi à éviter le canal de Stenon, les filets du nerf facial et les vaisseaux faciaux; pour cela on incisera dans le sens transversal horizontalement au-dessous d’une ligne allant du tragus à la commissure labiale.
L'ouverture au thermocautère à pointe fine semble préférable elle produit une ouverture qui ne tend pas à se refermer, l'évacuation du pus se fait facilement, la plaie se ferme au bout de quelques jours sans produire une cicatrice trop apparente.
Il faudra aussi traiter la cause, mais dans ce cas c’est l'extraction de la dent malade qui s'impose.
ADÉNITES CHRONIQUES. — Lorsqu'il s'agit d'adénites chroniqnes on est guidé par deux considérations. D'abord par la bénignité de l'affection, même dans les formes tuberculeuses, par la tendance de la lésion à rester stationnaire et d'autre part par des considérations esthétiques.
Tant que la tumeur est de petit volume, sans menace
de suppuration, tant que l’on peut espérer la résolution, l'expectation avec traitement général et applications résolutives est iudiquée, mais il faudra cependant pratiquer l’autopsie buccale, soigner ou extraire les dents malades.
Mais dès que le ganglion est suppuré, l'intervention s'impose. La méthode des ponctions rejetées, suivies d’injections modificatives est longue et hasardeuse. On lui préfère généralement l’incision de l’abcès, l’évidement de la poche, l’ablation totale ou la destruction à la curette.
Si l’on doit recourir à une intervention sanglante, on devra autant que possible, surtout chez les femmes et les jeunes filles, enlever la tumeur par la voie buccale afin d'éviter une cicature trop apparente, mais dans la majorité des cas on devra se résoudre à l’aborder par l'extérieur ; c’est le chemin le plus court, le plus direct. La plupart de ces adénites géniennes ne sont-elles pas, en effet, sous-cutanées comme l'enseigne l'anatomie. En outre, Treundel insiste sur les difficultés réelles que l'on rencontre à faire cette extirpation par la bouche, sans compter le danger de l’infection d’origine buccale.
Les ganglions cancéreux doivent être extirpés eux aussi, avec le néoplasme originel si l’on tient à faire une opération complète ; d'où ressort ce principe d'explorer toujours en présence d’un épithélioma de la face, non seulement les ganglions sous-maxillaires et sous-mentonniers, mais encore la joue.
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