LE OU
première grosse molaire du même côté. La canine gauche, la seconde petite molaire et la grosse molaire du côté gauche existent et ne présentent aucun trou de carie. La dent de sagesse gauche n’a jamais poussé.
Du côté droit, rien à noter, sauf l’absence des deux petites molaires.
A la mâchoire inférieure, rien de particulier à noter; toutes les dents sauf la deuxième grosse molaire gauche existent. quelques-unes présentent des caries superficielles.
La cavité buccale en général n’est pas dans un état parfait ; les dents sont recouvertes de tartre, la gencive est légèrement enflammée,
Dans le repli gingivo-labial, au niveau de la première petite molaire avulsée, existe une petite cicatrice qui indique l'endroit de la fistulette, par laquelle s'échappait antérieurement du pus.
Aucune dent n’est sensible à la percussion.
Enfin, il existe, dans la région sus-hyoïdienne latérale gauche un ganglion dur, du volume d’une cerise et qui roule sous les doigts.
Le malade réclamait mon intervention pour ie débarrasser de cette affection qui durait depuis sept mois.
J'étais très perplexe quant au diagnostic. N’étant fixé, ni sur la nature, ni sur l’origine de cette affection, l'intervention rationnelle m'a paru impossible. Ce début de l’affection par une petite tumeur dure disparaissant et revenant rapidement m’a fait penser à une adénite génienne, mais l'aspect diffus de la lésion actuelle, la dureté scléreuse des tissus plaidaient contre ce diagnostic.
J'ai commencé par faire la ponction de la tumeur par la région gingivo-génienne ; cette ponction n’a donné aucun résultat : pas de trace de pus, pas de trace de collection liquide.
J'ai exploré de nouveau et avec beaucoup de difficulté la région gingivo-dentaire, J'ai remarqué cette fois-ci un pertuis sur le rebord alvéolaire, au niveau de la première grosse molaire extraite depuis longtemps déjà.