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de la joue gauche. Sur la peau, on trouve de nombreuses cicatrices lupiques, et une série de bourrelets croûteux, que le docteur Levrat abrase à l’aide de la curette tranchante. Au niveau de la partie moyenne d’une ligne allant de la commissure labiale gauche à la racine du lobule de l'oreille du même côté, nous constatons la présence d’une petite tumeur de la grosseur d’un gros pois qui fait saillie sous la peau amincie à ce niveau, E
Cette petite tumeur roule légèrement sous le doigt et nous parait être Le ganglion dont nous avons déjà vu «plusieurs cas. Ce ganglion est de petit volume, mais paraît, ainsi que la lésion cutanée, être en voie de transformation cicatricielle.
OBsERvVATION XVI
Adénite génienne chronique avec fistule persistante.
(In thèse de Montes. Paris 1904.)
Louis L..., 27 ans, peintre. Le malade vient consulter pour une fistule siégeant au niveau de la branche horizontale du maxillaire inférieur. Cette fistule donne continuellement passage à du pus depuis un an et demi environ, date à laquelle elle s’est formée.
Il y a trois ans, le malade est pris de rage de dents violentes attribuées à la carie des dents de 6 ans et de 12 ans, siégeant sur son maxillaire inférieur, à droite.
Il remarque en même temps des poussées congestives au côté de la gencive à la même région, formation d’abcès qui s'ouvrent sans doute par les canaux de la dent. car le malade n’a jamais constaté l’évacuation du pus.
Il y a un an et demi environ, tout a disparu du côté de la bouche, les dents ne laissent plus que des chicots infectés lorsque le malade s'aperçoit qu'une tumeur évolue à la partie inférieure
ARE Le AN
de la joue, douloureuse à la pression, jusqu’au jour où le pus évacue par la joue, donnant à flots.
Depuis, la fistule existe, s’oblitérant quelquefois pour se rouvrir de nouveau quelques jours après ; cette rétention de pus est accompagnée de douleurs assez violentes,
On voit, en effet, une région légèrement surélevée au niveau du groupe ganglionnaire, adhérente à la peau, elle a la circonférence d’une pièce de 2 francs ; en son milieu on aperçoit un orifice fistuleux qui ne donne pas de pus pour le moment.
Dans la bouche, à la mâchoire supérieure, on trouve la dentition complète, intacte.
A la mâchoire inférieure, à gauche : les dents de 6 et de 12 ans atteintes de carie avancée.
À droite : les deux mêmes dents manquent, il ne reste que des racines infectées.
Bouche dénuée de soins les plus primitifs.
Nous faisons le diagnostic d’adénite génienne chronique avec fistule, provoquée par des chicots infectés.
Extraction des chicots ; lavages de la bouche,
Huit jours après, la fistule ne s’est plus rouverte à la pression ; on arrive avec peine à faire perler une goutte de sérosité dela grosseur d’une tête d’épingle.
Le malade ne s’est plus présenté, depuis, à la consultation.
OBsErvarioN XVII Adénite naso-génienne d'origine stumo-tuberculeuse.
Lebedinsky, in Arch. de Stomatologie, 1892.
Dame P..., âgée de 35 ans, est venue me consulter le 28 octobre 1888, pour une fistule qui siègeait au niveau du repli Yaso- génien du côté droit.
LR. LE
Née de parents tuberculeux, la malade est d'une constitution faible ; à l’âge de 19 ans, elle présenta les signes de tuberculose ; à 22 ans, la malade se marie avec un tuberculeux. L'auscultation et la percussion révèlent des signes manifestes de tuberculose.
L'histoire de la lésion actuelle est la suivante :
La malade me dit qu’elle avait reçu un coup de poing sur la face au mois de janvier 1898.
Trois mois après ce truumatisme, la malade s’est aperçue d’une petite tumeur de volume d’un noyau de cerise qui roulait sous les doigts. Cette tumeur augmentait peu à peu de volume et était à peine sensible à la pression. Au mois de juin de la même année, la peau qui recouvrait la tumeur s’enflamma et la ‘tumeur s'ouvrit à l'extérieur. 11 s’est formé une fistule par laquelle s’écoulait du pus jaunâtre. Depuis le mois de juin jusqu’au mois d'octobre 1898 la suppuration persista.
On constate à la vue, dans le sillon naso-génien à distance égale de l’angle interne de l’œil et du sillon naso-labial une fistule. Cette fistulè repose sur une tumeur qui a le volume d'une noisette. La peau qui recouvre cette tumeur est rouge violacé.
La fistule laisse échapper du pus épais. Les rebords de la fistule sont épaissis et cachent pour ainsi dire l’orifice de la fistule. On dirait une véritable végétation qui sort de l’intérieur de la tumeur.
An toucher, on constate une tumeur empâtée, renittente, indolore à la pression. L’exploration avec un stylet révèle la présence du tissu mou et fongueux, saignant facilement.
Il existe dans la région sous-maxillaire plusieurs ganglions hypertrophiés.
L'examen de la bouche ne m'a révélé rien d’anormal qui puisse expliquer l’origine de la tumeur ; l'examen oculaire sommaire ne m'a pas permis de découvrir de lésion du côté du sac
lacrymal.
Le ME
J'étais donc porté à diagnostiquer une adénite naso-génienne strumo-tuberculeuse d'origine traumatique.
Après avoir détruit, à l’électro-cautère, les fongosités qui cachaient la fistule, j'ai cautérisé, à plusieurs reprises, le fond de la tumeur. Malgré ce traitement, la suppuration ne se tarissait pas et la tumeur ne diminuait pas de volume, Je me suis décidé, alors, de pratiquer lé curettage de la région. Muni d’une curette de petit volume, j'ai pénétré par l’orifice de la fistule et j'ai raclé doucementle fond de la tumeur. Ce curettage amena des fongosités du tissu sphacèle.
Après avoir fait des lavages au sublimé, j'ai appliqué un pansement à la gorge iodoformée que je renouvelai tous les deux jours jusqu'au 21 novembre 1898. A cette époque, la plaie alla beaucoup mieux ; elle était presque complètement cicatrisée.
Le 27 décembre 1898, la plaie était complètement cicatrisée. On ne constaté aucune trace de tumeur, il persiste seulement une petite cicatrice bien visible qui défigure un peu le visage de la malade.
Osservarion XVII
Adénite cancéreuse de la joue droite.
(in Viger. Gaz. hebd. méd. et chir., 1892, no 34.)
X..., 70 ans, entre au commencement d'avril 1887 dans le service de M. le professeur Poncet.
Sur la lèvre inférieure, épithélioma à forme ulcéreuse occules trois quarts de la lèvre en partant de la commissure droite.
On constate dans la joue droite, un peu au-dessus du bord inféreur du maxillaire inférieur et correspondant à l'arcade dentaire, la présence d’une petite tumeur.