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peau, d’abord normale, prend une légère teinte rosée. Cepen- … dant, il n'y a pas d'œdème, ni de traînée de lymphangite. Les signes subjectifs sont également modérés, Il y a une légère douleur, mais qui ne va pas jusqu’à l’impotence fonction- + nelle, permettant à la petite malade d'ouvrir la bouche, de … souffler. Les mouvements de mastication sont peu doulou- Dreux.
Pas de phénomènes généraux, EAppei est conservé, pas. d’élévation de la température. F Bientôt, à mesure que l'infection de la commissure labiale disparaît, les signes objectifs s'atténuent progressivement, La rougeur de la peau disparaît d’abord, puis la gène légère, provoquée par les mouvements de la joue. Enfin, la petite tu- . meur diminue de plus en plus, pour disparaitre quinze jours après la cicatrisation de la plaie cutanée, sans laisser de traces de son passage.
l OBSERVATION X
Adéno-phlegmon de la joue, consécutif à un coup de
F froid.
(In-thèse de Vigier. Lyon, 1892).
Fillette de 10 ans 1/2, jusque-là bien portante, ne présentant aucune trace de strume, aucune lésion dentaire.
Le 5 mars, l'enfant. qui était sortie par un temps froid et humide, rentra avec la joue gauche un peu enflée. La tuméfaetion surgissait surtout au niveau de la face externe gauche du maxillaire inférieur.
M. P... fut appelé auprès de cette enfant le 8 mars,trois jours après le début des accidents. La joue est gonflée, la peau rougie et tendue ; le maximum de la tuméfaction occupe la face externe et le bord inférieur du maxillaire, comme une ostéo-
périostite d’origine dentaire.
L'enfant ouvre la bouche facilement; l'examen plus minutieux ne révèle aucune altération dentaire, aucune lésion de la muqueuse buccale. La pression sur les dents n’est pas douloureuse ; le sillon gingivolabial correspondant est complètement libre.
L'enfant est un peu pâle; elle s’alimente mal depuis deux jours. Sommeil agité.
11 mars. La tuméfaction a augmenté et a toujours son maximum au nivéau de la face externe du maxillaire ; par diffusion elle remonte du côté de la partie supérieure de la joue.
Peau rouge violacée tendue.
Anesthésie avec le chloroforme. Sur un point qui paraît nettement fluctuant, incision de 5 à 6 millimètres avecla pointe du bistouri (ce point est le plus en saillie). Issue d'une cuillerée à café d’un pus épais, phlegmoneux.
Après l'opération, le stylet ne révèle aucune lésion osseuse, aucune altération dentaire,
13 mars. Diminution très appréciable de la tuméfaction inflammatoire. Amélioration considérable.
17 mars. Plus de trace de gonflenfent,
19 mars. La plaie est fermée par une croûte à laquelle on ne
touche pas. Il reste une légère induration à peine douloureuse au toucher.
22 mars. Guérison complète,
OBsERvATION XI
Adénite buccale chronique suppurée consécutive à une extraction.
(In éhèse de Capette Laplène Bordeaux 1899.) |
Le sieur D... boulanger, âgé de 28 ans, incommodé par une petite tuméfaction qu’il portait dans la joue droite depuis deux
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mois environ fait appeler son médecin, le docteur A... le 2 septembre 1898. Celui-ci me fait appeler et je constate qu’il existe dans l'épaisseur de la joue droite, immédiatement en avant du masséter et au-dessus du bord alvéolaire de la mAchoire inférieure, une petite tumeur discoïdale de la grosseur d'une dragée ordinaire. Cette tumeur a fait son apparition à la suite de l’avulsion d’une dent cariée (la première petite molaire). L'avulsion de la dent remonte déjà à deux mois et demi. Ce n’est que peu à peu que le gonflement s'est produit pour acquérir progressivement le volume que nous remarquons au moment de l'examen. La petite tumeur prise entre les doigts, dont les uns sont introduits dans la cavité buccale et les autres en dehors de la dite cavité, roule aussi bien sous la peau que sous la muqueuse. Elle n’est donc fixée ni à l’une ni à l’autre de ces deux couches de la joue. De plus elle donne la sensation de quelque chose de très nettement encapsulé avec contenu liquide, car il me semble percevoir de la fluctuation profonde.
La douleur à toujours été minime et moins importante que la gêne apportée à la mastification. En explorant la joue autour de la petite tumeur on sent très nettement battre l'artère faciale dont le siège est très facile à préciser au devant d'elle. Quand à la déformation elle est peu apparente et donne plutôt l'impression d’un petit corps étranger que le malade porterait dans sa bouche et qui soulèverait légèrement la joue.
Le diagnostic posé est celui d’adénite chronique suppurée de la joue, adénite ayant intéressé le ganglion buccal le plus inférieur.
L'intervention est décidée et pratiquée par la voie buccale. L'opération consiste en une incision verticale de la muqueuse buccale pratiquée sur la saillie du ganglion que repousse un aide au dehors. L’artère faciale, se trouvant en avant, est épargnée. Quand au ganglion, dès que sa coque est incisée, il laisse s'écouler une petite quantité de pus jaunâtre, à la place duquel se trouve une petite cavité fongueuse que je suis réduit à traiter par le curettage et le chlorure de zinc, une petite, mèche de
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gaze iodoformée est introduite dans la plaie anfracteuse qui, de Ja sorte, est comblée artificiellement. Le pansement est renouvelé tous les jours jusqu’à cicatrisation complète qui a demandé un mois et demi pour se faire complète.
OgBsErvaTION XII Adénite buccale chronique, extirpation par la voie cutanée.
(In thèse, de Capette Laplène, Bordeaux 1899).
F..., est âgé de 28 ans, employé de commerce. $es antécédents héréditaires sont excellents, c'est à-dire que son père et sa mère sont vivants et bien portants. Il a deux frères et une sœur qui sont également bien portants. Quant à lui, il n’a jamais été malade et c’est la première fois qu’il vient consulter un médecin,
Depuis trois mois, il s’est aperçu d’une petite tuméfaction de la joue droite qui, d’après lui, a pris des proportions inquiétantes, et c’est pour cela qu'il vient nous voir le 45 mars 1896. L'inspection révéla à peine une légère hoursouflure de la partie moyenne de la joue droite, mais lorsque nous appliquons les doigts dessus, nous sentons une petite tumeur arrondie, à contours très nettement limités. Si pour pratiquer la palpation bimanuelle nous introduisons les doigts et l’autre main dans la cavité buccale, de façon à explorer la face interne de la joue, il nous est permis de saisir entre les doigts extérieurs et intérieurs une tuméfaction bien limitée, un peu aplatie et en tout semblable comme volume et comme forme à un noyau d’abricot dont les extrémités aiguës auraient été abaissées. Les téguments. tant intérieurs qu’extérieurs, peau et muqueuse, sont parfaitement mobiles sur la grosseur qui ést interposée entre les deux plans, et la grosseur elle-même est susceptible d’obéir
dans une certaine mesure aux mouvements de latéralité que nous essayons de lui imprimer, La tumeur est placée à la partie moyenne de la joue où sa consistance est dure et pour ainsi dire élastique ; il n’y a point de fluctuation. La tumeur n’est ni pulsatile ni réductible, et en promenant le doigt sur la face interne de la joue nous sentons battre battre l'artère faciale immédiatement en avant d’elle, Absence de douleur.
Nous nous arrêtons à l’idée d’une adénite chronique dévyeloppée aux dépens des ganglions lymphatiques les plus élevés de la joue. Le malade désirant être débarrassé de cette production, l'opération est pratiquée le 25 mars 1896 par la voie cutanée. Après anasthésie préalable (chloroforme) la région buccale est soigneusement rasée et aseptisée. À l’aide d’uue incision horizontale parallèle et' sous-jacente au canal de Sténon, nous découvrons avec précaution la petite tumeur que nous avons pris soin de rendre plus saillante en introduisant l’index gauche dans la bouche. Nous réclinons les faciaux dont la direction est perpendiculaire à notre incision et nous évitons les filets du nerf facial si nombreux en cette région.
La tumeur est énucléée sans trop de difficultés et l'opération se termine par l’hémostase et la suture avec du crin de cheval. }
Lessuites de l'opération sont parfaites, au bout de huit jours les points de suture sont enlevés et quinze jours après l’opération la guérison est complète, Il ne reste plus qu'une cicatrice linéaire, rougeâtre, qui s’effacera dans la nuit.
Examen de la tumeur. Macroscopiquement, la tumeur, qui,
‘une fois enlevée était du volume d’une petite amande, ressem-
blait à un ganglion hypertrophié tant à l'extérieur qu’à lintérieur, Etudiée sur des corps histologiques, c'était bien le tissu ganglionnaire avec son enveloppe conjonctive épaissie, ses petites trabécules adénoïdes. ses follicules et cordons folliculaires et de nombreux vaisseaux. :
Osservarion XIII
Adénite génienne suppurée froide.
(Albertin in Arch. provinciales de chirurgie, 1895)
Le 7 septembre 1884, entre à l'Hôtel-Dieu, salle Saint-Louis, n° 100, dans le service de M. le professeur Poncet, dont nous étions l’interne, le nommé B... Emile, manœuvre, âgé de 21 ans, demeurant à La Mouche. Ce malade vient réclamer des soins pour une tumeur qu’il porte à la joue droite,
Comme antécédents héréditaires. il n'y a rien à signaler. Son père et sa mère sont bien portants. Il a deux frères, âgés de 24 et 26 ans, vigoureux et bien portants.
Comme antécédents personnels, il dit avoir été mal soigné étant jeune.
Ses parents vivent dans une seule chambre, ne se souciant guere des règles de l'hygiène. Il a eu, dans l'enfance, des adénites cervicales suppurées, dont on retrouve d'ailleurs les stigmates cicatriciels du côté droit.
La tumeur de la joue droite siège à l’union du tiers antérieur et des deux tiers postérieurs d’une ligne qui réunirait Ia commissure labiale droite à la racine du lobule de l’oreille. Cette tumeur a débuté il y a vingt-cinq jours. Le malade s’en est aperçu alors qu’elle avait le volume d’une grosse tête d’épingle et roulait sous le doigt. En cinq jours environ, elle aurait acquis le volume (celui d’une noisette) qu'elle a actuellement. Il n’a jamais éprouvé ni douleur, ni gêne fonctionnelle de la mastication.
Les dents sont saines de ce côté.
La tumeur à une forme irrégulière, bosselée, son contour est irrégulièrement circulaire. Elle est fluctuante, indolore à la pression. La paroi interne de la joue, du côté de la cavité buccale, n’offre rien de particulier.
L'état général est assez bon, la constitution est vigoureuse. Pas de lésion pulmonaire. Nous pensons à une gomme tuber- culeuse de la joue droite, diagnostic que notre maître, M. Poncet, nous fait rectifier sous cette forme : adénite tuberculeuse froide, suppurée de la joue droite.
Ouverture au bistouri, évidement à la curette avec abrasion de la peau qui est amincie et malade. Pansement à plat.
. Guérison quinze jours après l'opération.
OBsEervarion XIV A dénite tuberculeuse de la joue droite.
(Vigier, In Gaz. hebd. de méd. et de chir., 1892.)
Pierre C..., 16 ans, entré dans le service de M. le professeur Poncet, le 25 mars 1887.
Père a eu une pleurésie, est sujet à bronchites. Mère morte de phtisie pulmonaire. Deux frères morts en bas âge, l’un de pneumonie, l’autre de méningite.
Etant enfant, le malade a eu de nombreuses blépharites ou conjonctivites. Pas d’otites, pas d’impétigo du cuir chevelu. A 9 ans, fluxion de poitrine. Sujet à amygdalites. Depuis l’âge de 15 ans, dix ou onze heures de travail par jour. Séjour de deux ans dans une maison très humide.
Vers le 5 mars, le malade, qui était déjà porteur d’une polyadenitesous-maxillaire droite, voit apparaître sans cause appréciable (pas de refroidissement. pas de maux de dents, pas de stomatites, pas d’angines), une petite tumeur du volume d’une tête d'épingle, à 3centimètres en dehors de la commissure droite des lèvres.
Gêne insignifiante ; presque pas de démangeaisons. Cette petitetumeur n’apporte aucun obstacle à la parole ou aux mou-
vements de déglutition.
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Développement lentement progressif ; application d’une pommade d’origine suspecte,
Le 25 mars, entrée à l'Hôtel-Dieu.
À ce moment on constate dans les régions sous-maxillaires une double polyadénite bien plus accusée à droite, Dans l’épaisseur de la joue, à la hauteur de la commissure, environ à 3 centimètres en dehors, tumeur du volume d’une noisette, de consistance assez ferme, siégeant superficiellement, Cette tumeur semble adhérente à la peau ; celle-ci peu mobile, présente une légère coloration rosée. Zône d’empàtement presque insignifiante. Gêne fonctionnelle nulle.
Le 28 mars, incision et râclage de cette petite tuméfaction. Incision parallèle à bord inférieur du maxillaire, suivant la commissure labiale prolongée. On trouve un ganglion suppuré, du volume d'urie noisette.
Pansement antiseptique.
Le 4er avril 1887, le malade sort à peu près guéri, la cicatrisation se fait rapidement.
Le 20 juillet 1892, nous avons retrouvé le malade opéré par M. Poncet. Le 25 mars 1887, bon état général,
Polyadénite sous-maxillaire peu développée.
Les joues ne présentent aucune tumeur dans leur épaisseur.
L'opération a laissé une cicatrice blanchâire à peine visible.
OgsErvation XV Lupus de la joue. Adénite génienne.
(Albertin. In Arch. prov. de Chirurgie, 1895.)
L. D..., âgée de 15 ans, est soignée à la Charité par M. le docteur Levrat, chirurgien-major de cet hôpital, pour un lupus
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