HISTORIQUE
Bien que depuis plus d’un siècle plusieurs anatomistes
aient signalé l'existence des ganglions de la joue, l’his-
toire des adénites géniennes est de date récente et ne remonte guère à plus de vingt ans.
C’est le professeur Poncet de Lyon, qui appelle pour la première fois l'attention sur les adénites géniennes. En 1884, il observe un cas d’adénite tuberculeuse de la joue qui appelle son attention sur les manifestations lympathiques de cette région. D’autres observations lui permettent de montrer que la clinique révélait dans l'é-
paisseur des joues l'existence de ganglions qui pou- P JC q
vaient, là comme ailleurs, s’enflammer, s’infecter, et que leurs modalités jusqu'alors inconnues étaient les mêmes que celles des adénites des autres régions. Les observations de Poncet font l’objet de l’intéressante thèse dé Vigier, premier travail d'ensemble sur
la question, dans lequel il s’occupe surtout de la patho-
logie de ces ganglions. - Puis les observations deviennent plus fréquentes et
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plusieurs monographies sur la question paraissent successivement.
Pollosson attire l’attention sur les lésions d’un ganglion maxillaire. La même année, Petit publie dans l'Union médicale, un article sur l’adénite de Poncet.
En 1893, Catrin fait à la Société médicale des hôpipitaux de Paris une communication sur l’adénite de Poncet dans les oreillons. |
En 1895, Albertin publie dans les Archives provinciales de chirurgie, un mémoire sur la question apportant de nouvelles observations et se basant sur le fait, que personne avant Poncet n'avait attiré l'attention sur ces adénites, il propose de donner à cette affection la dénomination d’adénite de Poncet, dénomination qui fut acceptée par l'Ecole de Lyon.
Aubert prétend avoir observé souyent ces adénites, chez les enfants scrofuleux de l’Antiquaille.
En 1889, Princeteau reprend l'étude anatomique de ces ganglions. Le résultat de ses recherches sont reproduites dans la thèse de son élève Capette Laplène. En 1900, Buckbinder et Partsch dans l'Odontologische Blätter, publient quelques cas d’adénites géniennes,.
Thevénot, donne dans la Gazette des hôpitaux, une revue générale, où il s'attache surtout à la description des signes cliniques et du diagnostic.
Mériel, publie une observation d'adénite sous-muqueuse suppurée.
En 1901, Férier fait à la Société de stomatologie, une communication sur les manifestations buccales de la grippe simulant une odontopathie. Dans la discussion
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ai suivit, Lebedinsky émet l'opinion qu'il s'agissait probablement d’adénite de la joue, d'origine dentaire reconnaissant comme cause le polymierobisme buc- Enfin, plus récemment, Lebedinsky dans les Archives
de stomatologie, établit le rapport de ces adénites avec les lésions dentaires ou gingivales. | Dans sa thèse sur les adénites d'origine dentaire, É Contenau mentionne ces adénites.
| Dernièrement, Lebedinsky ajoute de nouvelles obser- vations d’anénites géniennes, d'origine dentaire. | Enfin, Nogué et Montès attirent de nouveau l’attention sur l’origine dentaire de ces adénites. | « Cette série de travaux se succédant dans un intervalle aussi restreint, nous montre que ces lésions sont bien plus fréquentes qu'elles ne paraissent l'être au premier abord, sans cependant qu'on puisse comparer leur fréquence à celles des adénites sous-maxillaires. Remarquons. d’ailleurs, qu'on voit souvent l'altération de ces derniers ganglions succéder à un état patholo-
gique des premiers.