ANATOMIE
Les premières données anatomiques sur cette question se trouvent dans l’ouvrage de Cruikshanks : « On trouve dit-il, sur cette région du corps de petites glandes qui appartiennent aux absorbants des côtés du visage. Les plus élevées de celles-ci, sont immédiatement sous les apophyses zygomatiques des os temporaux, d’autres sont longées sur la surface extérieure des glandes parotides, aussi bien qu’au dessus des muscles buccinateurs. Il peut y en avoir quatre, cinq ou six, quelquefois aucune ».
Dans son atlas publié en 1787, Mascagni, signale sur le trajet des troncs lymphatiques qui avoisinent l'artère faciale, deux ganglions lymphatiques, immédiatement au-dessus du bord alvéolaire du maxillaire inférieur, couchés sur la face externe du muscle buccinateur, au-dessous du canal de Stenon ; l’un est situé en avant, l’autre en arrière de l'artère. Au dessous de ces deux ganglions, Mascagni en trouve deux autres sur la face externe du maxillaire inférieur immédiatement en avant de l’artère faciale. Ces ganglions émettent des troncs
LATE Dre
qui communiquent avec les ganglions parotidiens péauriculaires et sous-maxillaires. L'auteur a reconnu en outre que ces ganglions ne sont pas constants ainsi que Cruikshanks l'avait déjà constaté.
« Vasalymphatica qui ex facie proveniunt vel in glandulas interauriculam et et maxillam inferiorem locatas tendunt, vel ad eas quæ secundum maxillæ basim ac circa arteriam et venam facialem mylohyoïdio maxima ex parte aecumbunt. »
Nous trouvons encore ces ganglions mentionnés plus loin, à propos des lymphatiques qui viennent de la région latérale de la tête et de la région externe des paupières : :
« À media parte frontis, naso, et iis finitima palpebrarium portione trunculi éemergunt qui sibi adscitis non nullis aliis lymphaticiis ex musculis ac pinguedine in cavo orbitæ sitis prodœuntibus juxta venæ facialis decursum in unicum vel duos truncos conjunguntur. Hi in ramos dermo dividi solent et in glandulas immitti inter maxillæ basim et biventres dispositas, quas similiter adeunt maxima ex parte trunci qui ex labiorium musculis ipsorumque pinguedine et ex interna labiorum et buccorum superficie poveniunt, sive nuper memoratis uniantur, sive proplis truncis immediate in easdem glandulas se immittant. In hoc itinere glandulas nonnullis quandoque occurunt museulo buceinatori extrorsum accumbentes, quas pervadunt aliqui eorum rami, priusquam prœdictas glandulas subeunt. »
Dans les légendes annexées à. ses planches, il dit encore: € Glandulæ basi maxillæ inferiores inter mus-
PAST, rer
- culum masseterem ac depressorem anguli oris sitæ quo recipiunt lymphatica ex genis, fronte, palpebris, naso labïis mento faucibus ac gingivis prodeuntes » et il ajoute en note : « Glandulæ 128 situ pariter ac numero . variant. Nonnunquam inveniuntur aliæ parvæ glandulæ | juxta venam facialem ordinat® in pinguedine demersæ, quœ musculum buccinatorem tegit. »
Dans son livre De la face, où il consacre cependant un important chapitre à la circulation lymphatique, Luschka ne fait aucune allusion à ces ganglions.
Boyer et Cloquet signalent de nouveau ces ganglions . situés contre le muscle buccinateur, mais ils n’ont pas retrouvés les ganglions accolés à la face externe du
- maxillaire inférieur que Mascagni avait décrits. Bourgery et Jacob signalent de deux à quatre ganglions de petit volume ; ils sont situés entre l'artère et la veine faciales, appliqués sur le buccinateur ; protégés en arrière par la saillie du masseter et en haut par celle du grand zygomatique.
Souvent deux de ces ganglions sont placés plus bas sur le maxillaire inférieur, entre le masseter et le triangulaire des lèvres ; intermédiaires entre les ganglions buccaux proprement dits et le chapelet sous maxillaire. L'amas ganglionnaire buccal reçoit des troncs lymphatiques faciaux, géniens, labiaux, mentonniers et masseterins ; inférieurement ces ganglions se vident par plusieurs rameaux dans les ganglions sous-maxillaires qui communiquent avec les rameaux parotidiens. Les gan- __ glions buccaux drainent la lymphe de la partie médiane de la face. 1