‹ Des adhérences dans l'extirpation des tumeurs abdominales: Résection et entérorrhaphie dans les adhérences intestinalesChapitre 5 sur 10 · ANS · texte numérisé non relu

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étondues et les plus intimes. Il est rare qu’elles n’existent pas à un certain degré, etelles peuvent devenir générales. Dans les salpyngo ovarites, la tumeur inflammatoire peut venir se fixer à l'utérus, au péritoine du cul-de-sac de Douglas et à celui de l’excavation. Par l'intermédiaire de ce péritoine, des connexions peuvent s'établir avec le rectum, avec l’S iliaque et plus rarement avec la face postérieure de la vessie; c’est aussi par l'intermédiaire des adhérences péritonéales de l’excavâtion que s’établissent des adhésions avec l’uretère. Les connexions restent parfois limitées ainsi aux parties inférieures ou inféro latérales de la tumeur inflammatoire.

D’autres fois, des adhérences s’établissent à la partie supérieure de la masse enflammée. Les anses intestinales, qui flottent à la surface des annexes malades, viennent se fixer par une agglutination d’abord molle, puis plus solide; elles s’agglutinent également entre elles au contact de la tumeur inflammatoire, au-dessus de laquelle elles arrivent ainsi à former comme un cloisonnement ou un diaphragme d’adhérences, qui sépare le foyer pathologique de la grande cavité péritonéale. Telles sont ces adhérences considérées au point de vue de leur siège et de leur étendue.

: Au point de vue de leur texture, les diverses formes que l’on peut observer semblent en rapport surtout avec la date de leur formation. Au début, c’est d’un exsudat séro-fibrineux qu’il s’agit ; la surface enflammée subit une sorte de dépoli qui se recouvre d’une mince exsudation blanchâtre et peu consistante. Les organes qui sont en contact avec les points ainsi modifiés subissent plus ou moins vite une modification analogue, et ces deux

surfaces comméncent à adhérer faiblement et cessent de glisser l’une sur l’autre. Plus tard, on verra se faire dans cet exsudat un véritable travail d’organisation. Des leucocytes libres viendront infiltrer et pénétrer la fausse membrane fibrineuse, et donneront naissance à des traînées de tissu embryonnaire dans lesquelles apparaîtront des vaisseaux. Ils seront d’abord sans parois propres, et se mettront en connexion circulatoire, soit avec l’une, soit avec l’autre des deux surfaces en contact, puis le travail progressant, la circulation s’établira d’une surface à l’autre, Cette phase est constituée par l’apparition de néo-membranes vascularisées et molles. Si l’on intervient à ce moment, on conçoit la possibilité de décoller sans peine par des tractions faibles, les surfaces adhérentes. Il résultera séulement de chaque côté un suintement léger de sang, qui ne pourra jamais acquérir une importance véritable, et qui ne tardera pas à s’arrêter sous l'influence d’une compression exercée pendant quelques instants.

Si des adhérences semblables se sont formées sur une faible étendue ; si l'organe malade est encore doué d’une certaine mobilité, comme cela existe pour des salpyngites chroniques peu volumineuses ; ou bien encore, si la production inflammatoire ‘s’est fixée à un organe mobile comme l’intestin, la vessie, ou même l’utérus; nous verrons les néo-membranes s’allonger peu à peu sous l'influence des tiraillements légers qu’elles subissent ; et au lieu d’avoir des agglutinations en surface, nous verrons se constituer des adhérences filamenteuses où en ruban, qui pourront acquérir une longueur de plusieurs centimètres sur un centimètre de largeur à peu près; ces fiaments sont vascularisés, les vaisseaux qui unissaient

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les surfaces ont subi une simple élongation. A une date précoce, ces adhérences sont peu résistantes et faciles à déchirer, le tissu qui porte les vaisseaux étant encore à la phase embryonnaire. À une date plus avancée, ce tissu évoluera vers le type connectif et les adhérences seront plus solides. “

Si nous considérons maintenant les adhérences formées entre une tumeur inflammatoire immobile en raison de son volume et un organe immobile lui-même; ou bien encore, si nous considérons des adhérences larges et non susceptibles par conséquent de s’allonger par tiraillemeñt ; nous assisterons à des transformations identiques aux premières au point de vue histologique, mais très différentes au point de vue de l'anatomie pathologique macroscopique et par conséquent au point de vue clinique. | La fausse membrane primitive, large, mais mince, se transformera par l’envahissement des leucocytes ou des cellules embryonnaires en une néo-membrane vascularisée par les deux surfaces qui sont en contact. Une transformation conjonctive, puis fibreuse, s’établira et rendra l’union très intime et très solide. Cette union sera renforcée d’ailleurs par le développement des vaisseaux qui vont d’une surface à l’autre; et dans certains cas cette vascularisation sera développée à un tel point, qu'une partie de la tumeur inflammatoire arrivera à recevoir sa nutrition moins de ses vaisseaux propres, que de ceux de l'organe auquel elle est venue se fixer.

Si les adhérences molles du début, ou les adhérences filamenteuses allongées, constituent au point de vue opératoire une difficulté minime, il n’en est pas de même évidemment de ces adhérences en surface, qui tout en

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