‹ Des Adhérences Post-Opératoires Après La LaparotomieChapitre 23 sur 42 · Les vomissements ne disconlinuent plus ; la bd · texte numérisé non relu

Les vomissements ne disconlinuent plus ; la bd

rend tout ce qu'elle prend. Elle a du hoquet. T. 38°6. Pouls

120. Le pansement est renouvelé : il sort une petite quantité.

de pus par le drain. On recouvre la plaie par des compresses

de Bæœckel et on continue l'application de glace. On prescrit ;

aussi un lavement purgatif salin. Dans l'après-midi, les vomis- sements cessent ; mais le hoquet persiste. Le soir, le thermo-

1 J mètre accuse 3805. Pouls 108. À ce moment, on constate une notable amélioration. Les vomissements ont définitivement cessé et les douleurs sont moins vives. Le hoquet persiste

encore.

9. — Le mieux one Ete la veille persiste et s’accentue. Le pansement esi renouvelé. Un peu de pus dans le drâin. T. 37°8. P. 112. Mêmes prescriptions que la veille. Le hoquet cesse dans la soirée, mais la simple ingestion de liquides provoque encore des vomissements.

SALAM À partir de ce moment, les phénomènes péritonéaux ne cessent de s’amender et ne tardent pas à disparaître complètement. Aux pansements suivants, on enlève quelques points

de suture ; la. plaie est asepsiée et vingt jours après environ | (vers le 10 août), la cicatrisation était à peu près complète, sans qu'aucun inéident notable soit venu interrompre la gué- 2Hison. DAME 6

Aa mois d’ août, M. le ef aonr Dubrueil cède son service de chirurgie à M. le professeur-agrégé Lapeyre. Eu ce moment 5 la cicatrisation était complète. La malade se levait depuis quelques jours et allait sortir de l'hôpital, lorsqu’à la suite . d'un excès de régime (elle s'était gorgée de fruits) éclatent les accidents qui se terminent par la mort. Dans la nuit du 23 au 24 août, surviennent des douleurs abdominales très vives, que suivent bientôt des vomissements d’abord alimentaires puis bilieux. La constipation est absolue. On administre un purgatif qui reste sans effet. On prescrit de la morphine et de la glace. Le 26 août, les vomissements deviennent jaunätres, puis fécaloïdes. T. 38°. Pouls 110. ?

27 août. — Tous les symptômes précédents s’aggravent : la face devient grippée, les yeux s'excavent, le pouls est petit, misérable, très fréquent (140 pulsations). Les lèvres se cyanosent, les extrémités se refroidissent et la malade succombe dans le collapsus graduellement croissant. Get état avait duré quatre jours.

L'autopsie est pratiquée 24 heures après le décès.

Le ventre est fortement ballonné. Une incision demi-cireu- :

| laire, convexe en haut et rasant le rebord des côtes, coupe la paroi abdominale sous forme de vaste lambeau. Celui-ci est soulevé avec précaution et rabattu en bas. L'épiploon et les anses intestinales les plus superficielles adhéraient entre eux | età la face postérieure de l’incision abdominale. Les fausses membranes qui réunissait ces divers organes en un bloc de la

— DE — | grosseur du poing étaient solides et nécessitèrent pour être rompues d'assez grands efforts. On libère la paroi abdominale avec beaucoup de précautions pour se rendre bien compte de

l’état de la symphyse laparo-utérine. L'utérus n'était plus suspendu à la paroi abdominale. De la partie inférieure de la cicatrice de l’incision opératoire partait un tractus fibreux de couleur ardoisée. Il était large d’un travers de doigt et épais

de 2 ou 3 millimètres. On l’isolait très bien en avant de la

vessie avec laquelle il ne contractait que des rapports de contiguilé ; en arrière, il adhérail aux anses intestinales. En

suivant ce cordon avec les doigts ou en l'isolant par l'écarte-

ment des organes avoisinants, on voyait qu'il plongeait pro-

fondément dans le bassin et allait s'attacher au bord supérieur

de l'utérus, qui était rétroversé dans le cul-de-sac de Douglas

au fond duquel il reposait par sa base.

Ce tractus mesurait exactement 10 centimètres, Da bord supérieur de l'utérus et dans le point où venait s’insérer le tractus que nous venons de décrire, partaient d’autres replis membraneux qui venaient se perdre dans la masse intestinale qu'’agglutinaient des adhérences. Ceux- -ci élaient au nombre de trois principaux. Nous les avons suivis avec beaucoup de soin et nous avons constaté qu'ils venaient s’insérer sur des

anses inlestinales, dans un point opposé à l'insertion mésen-

térique.

L'état et la disposition de ces anses méritent une description ;

spéciale, | Toutes étaient nettement coudées à angle aigu par la traction de la fausse membrane. Mais l’une d’ elles, celle qui don: pait attache au trousseau fibreux le plus volumineux, était tiraïllée à ce point que les deux moitiés de l'anse étaient presque parallèles. Le bout intestinal supérieur était distendu par des gaz, l’infériear affaissé et vide. De plus, au point d'insertion de la bride, il y avait un notable rétrécissement du

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