‹ Des affections blennorrhagiquesChapitre 1 sur 25 · LA BLENNORRHAGIE · texte numérisé non relu

LA BLENNORRHAGIE

En commençant ces conférences cliniques, je pourrais, à l’exemple de la plupart des professeurs ou des auteurs qui se sont occupés de sy philographie, vous présenter une division des maladies vénériennes en deux grandes sections, l’une comprenant les maladies vénériennes virulentes et diathésiques, l’autre celles qui sont simples et qui ne constituent qu’un accident local avec ou sans complications, mais qui n’ont pas de retentissement général ultérieur. Il ne me paraît pas nécessaire de suivre cette marche, et je suis convaincu qu’à mesure que nous avancerons dans l’élude de la syphilis, à mesure que nous examinerons la nature de chaque symptôme, vous en saisirez mieux les caractères particuliers, les traits distinctifs, et les lignes de démarcation de la classification que j’indique s’établiront d’ellesmêmes.

J entre donc immédiatement en matière par l’un des accidents vénériens dont vous observez en ce moment

ï LEÇONS SUR LA BLENNORRHAGIE.

dans nos salles un bon nombre de complications, je veux parler de la blennorrhagie ; mais, avant tout, ici une division me semble ulilc.

La blennorrhagie, en effet, doit être étudiée séparément chez l’homme et chez la femme. Celte nécessité résulte de la différence de structure et de forme des organes génitaux des deux sexes, qui sont le siège presque exclusif de la maladie. Nous verrons que la même division n’est, pas nécessaire pour l’étude de la vérole, dont les manifestations sont les mêmes chez l’homme et chez la femme.

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