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est tout simplement l'épilepsie dont 6n ne connaissait pas les causes. L'épilepsie obstétricale en faisait certainement partie. Quoi qu'il en soit, dans plusieurs observations où l’épilepsie paraît avoir eu cette origine, lasÿmètrie crânienne a été notée (v. obs.).
Des lésions d’origine obstétricale que nous venons: d'étudier, toutes ne sont pas produites avec la même fréquence par.les mêmes causes. C'est ainsi que laccouchement avant terme, qui peut produire toute espèce de lésions, est fréquemment noté dans la paraplégie spamodique. Sur cinquante-cinq çcas de Little, il est noté vingt-cinq fois.
La forme dite spinale de la maladie de Little serait mème, d’après Naef, produite neuf fois sur dix par l'accouchement prématuré. Quant à la forme dite cérébro-spinale, elle serait due trois fois sur quatre aux accouchements laborieux. La naissance prématurée n’y serait notée qu'en un quart des cas, et, d’après Feer, ‘dix-sept fois sur cent. D'après Feer encore, cette forme atteindrait cinquante-et-un garçons pour dix-sept fiiles.
Cette statistique paraît bien précise, mais la base sur laquelle elle repose l'est beaucoup moins, car où finit Ja forme spinale et où commence Ja forme cérébro--spinale ? J'ai peur que cette distinetion ne soit bien souvent arbitraire.
La prolongation très notable du travail est uotée dans treize observations de Little: On en trouvera plusieurs exemples dans nos observations. C'est une cause de lésions bien plus fréquente que le
rade
forceps, de sorte qu'à tout prendre il est, peut-être, moins dangereux d'appliquer les fers que de laisser traîner un accouchement. Mais ce ne sont pas seulement les accouchements longs qui peuvent produire des lésions méningées. Les accouchements précipités (v. obs.), et c'est l’avis de Kundrat, les produisent aussi.
« Dans un cas de Bergé une hémorrhagie méningée succéda à un accouchement dont la seule particularité avait été une rupture très brusque de la poche des eaux. Cette rupture s'était faite avec bruit et avait déterminé une projection violente du liquide amniotique hors de la-vulve » (FT. de Méd. L:LWT p. 687).
Les circulaires du. cordon, causes de gène cireu-
latoire probables, sont notés dans cinq de nos observations et l’asphyxie à la- naissance dans. un quart environ des cas d’iliotie, que Bourneville a publiés dans les quinze volumes de ses Recherches cliniques.
À ce dernier point de vue, quelques-unes de nos observations sont mal renseignées. Cependant l’asphyxie à la naissance y est souvent notée, moins souvent toutefois que la mort apparente ou qu'un état précaire de la respiration, qui en approche plus ou moins.
Mais ce qui ressort surtout de nos observations, ce qui n'avait pas été mis en lumière jusque-là, c’est l'influence presque prépondérante des positions en OP (plus de la moitié des cas) qui, en exigeant un modelage plus complet de Ia tête, en augmen-
tant la longueur du travail et la résistence à vaincre, favorisent. à un très haut point la production de lésions cérébrales.
Quant au forceps, son action n'est pas toujours bien élucidée. Tantôt il agit en fraeturant le crâne en un point, en rompant une des branches des vaisseaux méningés moyens et en produisant une hémorrhagie extra-méningée. Tantôt 1] agit, comme toutes les causes de compression, en exagérant ie modelage de la tête et le chevauchement des os L'épanchement se fait alors dans les méninges.
Cependant, ce qui paraît résulter des faits publiés jusqu'ici, c'est que le forceps produit volontiers des lésions unilatérales, en particulier, l'hémiplégie spasmodique,
Sans doute, Little, Wolters, (Th. Bonn 1888) ont publié chacun un cas où la paraplégie spasmodique avait succédé au forceps. Hale White (Brain 1887) a publié aussi un cas analogue d'athétose double; mais le forceps dans ces cas n'était pas seul en cause et il y avait bien d'autres conditions anormales dans l'accouchement. Sans doute Wiltshire (Obst. transact. 1876) cite deux cas d'idiotie consécutive au forceps ; Winkler et Bollaan (Deutsch med. Tag. 1889) citent également deux cas d'idiotie où le forceps aurait comme laissé son empreinte sur le cràne. Mais ces faits ne sont pas la majorité. Ainsi, à la suite d'application instrumentale, Little a vu deux cas où la rigidité spasmodique prédominait notablement d'un côté (obs. KXXIX et XXXXVI) et deux
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autres où la contracture et l’hémiplégie étaient simplement nnilatérales (KXV et LX).
Church (Lancet 1877) et Bullard (Boston med.
J. 1886) citent chacun un cas d’hémiplégie spasmodique consécutive au forceps. Dans un cas de Bramwel (British med. J. 1887) il y avait eu hémiplégie gauche avec enfoncement du pariétal droit. Et, à la suite de la communication de Bramwel, Grainger Stewart dit avoir observé plusieurs. cas analogues.
Dans un cas de Lane (Lancet 1891), le forceps déprima le crine du côté droit et produisit l’épilepsie. À quatre ans il y eut des crises convulsives prédominantes à gauche avec exagération des réflexes de ce côté. La trépanation améliora ce malade.
Lannois (Rev. de Med. 1893) cite encore un cas d'hémiplégie spasmodique d’origine instrumentale et nous en apportons plus loin deux observations nouvelles.
Au reste, il ne faut pas charger le forceps de tous les péchés d'Israël. Souvent il y a moins lieu de l'in-
criminer lui-même que les causes de dystocie conco-
mitantes qui en ont motivé l'application. Et puis, il faudrait distinguer, ce qu'on ne fait pas assez, entre le forceps appliqué au détroit supérieur comme agent réducteur du volume de la tête fœtale et le forceps appliqué au détroit inférieur pour inertie utérine. Cette dernière application, quoique dangereuse encore, est rationnelle en évitant à l’enfant les dangers souvent plus considérables de l’asphyxie.
Dans uos observations, la plupart des mères sont primipares. À cette cause défavorable, qui augmente
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la longueur du travail et la résistance à vaincre, s'en joignent d’autres encore. La plupart des naissances sont illégitimes, et nos observations ne tiennent pas compte des chagrins des filles-mères ni des manœuvres abortives, nuisibles au fœtus, qu’elles ont probablement employées. Les causes intra-utérines restent donc négligées. Néanmoins, dans trois cas des stigmates de dégénérescence chez l'enfant ont coïncidé une fois avec l'inflammation des membranes de l’œuf (amnio-placentite), une seconde fois avec l'albuminurie et une troisième fois avec l’éclampsie de là mère. De sorte qu'on pourrait supposer que les stigmates de dégénérescence, autour desqueis on fait tant de bruit en pathologie mentale, sont le résultat. d'une maladie des membranes. de l'œuf ou d’une intoxication par la mère in utero.