SAT
Toutes les causes de résistance, soit des parties osseuses maternelles, soit des parties molles, agissent de la même façon, en exagérant la compression et ie modelage et, par suite, le chevauchement.
Nous. entrevoyons ainsi le rôle que Jouent la primiparité, les rétrécissements du bassin, les présentations et les positions anormales, ainsi que les contractions utérines trop violontes.
Il peut arriver aussi que la compression produise des fractures parcellaires où complètes des os. Les branches des vaisseaux méningés moyens sont alors rompues et l’épanchement se fait entre l'os et la dure-mère qui lui sert de périoste. C’est un céphalématome interne. Le forceps est l'agent principal de ces hémorrhagies extra-méningées, ainsi que le prouvent nombre d'observations. Après, viennent l’extraction par les pieds, les rétrécissements du bassin. Mais elles peuvent être aussi la conséquence d’un accouchement simplement laborieux, ainsi qu'en témoignent, par exemple, un cas de Doherty eité par Little et une observation de M° Nutt (obs. IV, Am. J. of obstetrics 1885).
Faut-il faire jouer un rôle encore à l’action toxique du sang asphyxique sur le cerveau du nouveauné? Bourneville (Rech. clin. v. xn, p. 113), qui parait partisan de cette idée, cite le cas d’une petite fille fort intelligente jusqu’à l’âge de deux ans. À ce moment, un incendie éclate chez ses parents; retirée asphyxiée, elle n’est ranimée qu'au bout de deux heures ; et, à dater de cet instant, perdit la parole et devint
. idiote.
EU
Je ne sais si ce cas ne peut recevoir d'autre interprétation. Mais l’action du sang asphyxique explique mal certaines lésions. Son action devrait se porter sur toutes les cellules cérébrales; or comment se fait-il que dans la maladie de Litte, où l’asphyxie à la naissance est souvent notée, les lésions soient généralement limitées aux circonvolutions rolandiques? Faudrait-il admettre que les cellules rolandiques seules soient sensibles à l’asphyxie? et les autres pas? La cause invoquée par Bourneville ne peut donc être, à tout le plus, qu’une cause accessoire.
Au moment de la naissance, il s’en faut que la lésion méningée se traduise toujours par de l’asphyxie. Même dans l’accouchement difficile suivi de lésions cérébrales, l’asphyxie n’est pas la règle. Sur soixante-trois observations que donne Little l’asphyxie n’est explicitement notée que douze fois. Vingt-deux fois il y a eu mort apparente, quinze fois des convulsions seules ou accompagnant un des états précédents. Vingt-une fois la lésion méningée, si lésion il y a eu, n'a donné lieu à aucun symptôme immédiat; elle est restée absolument silencieuse à la naissance, pour ne se manifester que plus tard. Dans nos observations personnelles, l'asphyxie est notée dans le tiers des cas. On comprend très bien qu’une hémorrhagie légère ne donne lieu qu'à peu de symptômes et puisse passer tout aussi inaperçue qu’une ecchymose pleurale.
Mais d’autres fois l’enfant est en état d'asphyxie blanche ou de mort apparente. Il ne pousse pas de cri à la naissance, ses mouvements respiratoires sont