‹ Des affections nerveuses syphilitiquesChapitre 15 sur 64 · III. — Il peut être intéressant aussi de savoir combien de · texte numérisé non relu

III. — Il peut être intéressant aussi de savoir combien de

(1) On comprendra toute la difûculté qu'il y a à séparer ces faits de quelques-uns de ceux que nous rattachons à l'hypérémie ou à l'anémie cérébrales. Il est infiniment probable, en effet, que les uns comme les autres reconnaissent pour cause un trouble de la circulation cérébrale.

8â PRBMIÊRB PARTIE. — SYPHILIS DU STSTËMB NERVEUX.

temps après les accidents sypUilitiques primitifs, sont survenus les accidents convulsifs. Voici ce que nous apprennent nos observations à cet égard :

6 fois on peut, malgré l'absence de chiffres précis, affirmer que ce laps de temps a été long. Ainsi il est dit qu'un malade, avant d'en venir aux antisyphilitiques, avait essayé de tous les moyens; dans une observation de J. Franck le malade, âgé de 40 ans, fait remonter Tinfection primitive à sa jeunesse, etc..

! fois ce laps de temps a été de 8 ans,

A fois de 7 ans,

3 fois de 2 ans,

i fois de i an.

i fois enfin cet intervalle ne peut être apprécié, même approximativement.

IV. — Mais si dans tous ces cas Texistence d'accidents syphilitiques antérieurs a pu être établie lorsqu'on en vint à soupçonner la nature spéciale des accidents nerveux, l'absence de symptômes spécifiques au moment de l'apparition de la névrose a presque toujours empêché, pour un temps plus ou moins long, qu'on ne rattachât les symptômes nerveux à leur véritable cause. C'est ainsi que nous ne trouvons que 3 cas dans lesquels il subsistait encore des symptômes syphilitiques manifestes quand se déclarèrent les convulsions épileptiformes ; c'était une fois des syphilides, une fois des ulcères secondaires; une fois l'alopécie, symptôme saillant, vu l'âge de la malade. Dans tous les autres cas, les accidents syphilitiques ayant disparu depuis un temps plus ou moins long, les traitements furent dirigés exclusivement contre les accidents nerveux, et restèrent complètement sans action.

V. — Quant aux attaques convulsives elles-mêmes, à leur physionomie spéciale, elles ne sauraient guère éclairer le diagnostic, car nous devons avouer qu'il n'est pas possible d'y reconnaître de signes particuliers qui de prime abord permettent de dire : telle affection convulsive est évidemment d'origine syphilitique. La forme des accès a tellement été celle de l'épilepsie vraie, que la plupart des auteurs se bornent à signaler des attaques d'épilepsie sans les décrire. CuUérier et H. Ebrard

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