‹ Des affections nerveuses syphilitiquesChapitre 4 sur 64 · VI 11 PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI 11 PRÉFACE

donc qu'on ne se trompe pas sur notre manière de voir; nous décrivons des altérations du système nerveux et non des éléments nerveux. Lorsque nous parlons de Taltération de ces derniers, nous la considérons toujours comme un fait secondaire. Nous ne voudrions pas affirmer cependant qu'elle ne soit parfois primitive et que l'infection syphilitique ne puisse d'emblée donner lieu à l'altération de la cellule ou de la fibre nerveuse. Tout ce que nous pouvons dire, c'est que nous n'avons pas constaté ce fait ; ce que nous avons toujours vu, ce sont des troubles dans la vascularisation du système nerveux, des néoplasmes ayant pour siège tantôt les membranes d'enveloppe, tantôt la substance nerveuse elle-même. De là, changement de consistance, compression des éléments nerveux, parfois même destruction de ces mêmes éléments. Ainsi, les altérations syphilitiques du système nerveux ne nous paraissent pas dififérer sensiblement des altérations syphilitiques des autres systèmes. Partout analogie sinon identité. Quelque soit Torgane ou le système qui devient le siège de la localisation, toujours sa lésion se traduit anatomiquement par de la congestion, de Tinflammation ou un travail d'exsudation. C'est ordinairement, comme dans toutes les maladies générales^ de la périphérie au centre que marche le travail morbide, mais des circonstances particulières peuvent déranger ou entraver la marche naturelle de ce travail. Aussi la localisation se trouve-t-elle la plupart du temps dépendre de conditions physiologiques^ hygiéniques ou pathologiques propres à Tindividu malade. Ces mêmes conditions sont encore fréquemment l'occasion de la manifestation syphilitique. Ne nous étonnons donc pas de voir dormir

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