INTRODUCTION
Nous avons choisi pour sujet de notre thèse inaugurale l’étude des albuminuries intermittentes. Par ce mot, nous entendons une albuminurie qui n’est pas continue, et nous préférons l'expression « intermittente » à celles qui ont servi et servent encore à désigner ces albuminuries, en somme fréquentes. Voici nos raisons :
Le terme d'albuminurie cyclique s'applique spécialement à une variété, caractérisée par son retour régulièrement périodique et par des modifications spéciales de l'urine. Inversement, les mots «transitoire » ou « passagère » ne donnent pas l’idée du retour après disparition. L'expression d’albuminurie minima a le le même défaut, et semble ne convenir qu’à un certain nombre de faits. La qualification de physiologique, appliquée à une partie de ces albuminuries, a le double défaut de préjuger une démonstration qui est bien loin d’être faite, et de n’être applicable qu’à une proportion restreinte de cas.
La question des rapports de ces albuminuries, avec l'état de santé ou de maladie des sujets est bien loin d’être tranchée. Nous n’avons pas la témérité de vouloir en don-