‹ Des Albuminuries IntermittentesChapitre 3 sur 12 · ARS · texte numérisé non relu

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ner la solution. Mais le nombre de travaux suscités par cette discussion est considérable, et leur exposé peut être intéressant. Ce travail est done avant tout une revue des travaux d'autrui et les faits dont nous avons été témoin ne sont que des documents sans prétention.

L'albuminurie intermittente a été rencontrée dans un grand nombre de cas : æ “

1° Chez des gens bien portants ou suppôsés tels ;

2 Chez des convalescents ;

3° Chez des malades avérés.

Nous croyons que la solution du problème : Fr être albuminurique en bonne santé, réside dans la compa-

raison de ces trois ordres de faits. Nous les StudIerous donc successivement.

Ensuite, nous aurons à rechercher la pathogénie de. l’albuminurie dans tous ces cas; nous Spor Aten ensuite le Ne et le traitement. He NT sata ES

Ro à v'adresser r nos s remerciements à M. le E Pot

- Mais avant d'entrer dans le détail dé notre sujet, nous

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Albuminurie chez des gens bien portants

Hislorique.— L'histoire de cette albuminurie est tout à fait moderne : nous dirons presque contemporaine, car le premier travail sur la question n’a pas trente ans.

À la vérité, Gubler, dans l’article du Diclionnaireencyclopédique des sciences médicales, déclare que des gens bien portants peuvent être albuminuriques. Mais il ne s’attache pas à cette idée.

Vogel insiste davantage.

En 1870 parait le travail d'Ultzmann, basé sur 8 cas, les faits de William Gull, de Guéneau de Mussy sont des plus discutables : les recherches de Moxon, 1878, celles de Pavy, font faire un grand pas à la question. Le nom de maladie de Pavy témoigne de l'importance des travaux de ce dernier auteur. On peut yajouter les mémoires intéressants de Morley Rooke, Clément Dukes, Robert Saundby ; en 1882, une revue importante de Ch. Lépine ; en 1883, parait l’importante thèse de Capitan, puis la thèse de La Celle de Châteaubourg ; une revue de Dubreuh, paru en allemand en 1882, en traduction francaise en 1892 ; les thèses de Emile Bertrand (1890), de Coiscou (1896) ; les lecons cliniques dé M. Marie, de Teissier, de Lyon.

Dans tous ces travaux, traités didactiques, monographies, revues, thèses, ete. les auteurs paraissent surtout préoceupés de démontrer la bonne santé de leurs sujets. =

Pour faire la critique de leurs théories, il faut d’abord éli- À miner les sujets tarés, antérieurement malades ou qui le ne. sont notoirement devenus depuis. Cette élimination faite, il $ Lreste deux groupes de sujets : : . É

Les uns sont affectés de la singulière maladie à à

laquelle Pavy a donné son nom ; les autres sont simplement des albuminuriques sans périodicité régulière. ie

Aibuminurie cyclique. — Pavy a attaché son nom e une forme d'albuminurie déjà plus où moins explicitement | signalée avant lui où mentionnée de nouveau après son travail par Rooke, Dukes, Moxon, Raalfe, Kinnieutt.

Le caractère fondamendal de cette albuminurie € © est ide ; reparaitre Re sous NC des mêmes. cir-

c'est que Ü auntté se À Re SERRE elle aucune nes ” ;

de l’albumine. Il a pratiqué une série de dosages complets Ë et il est arrivé à cette conclusion que l’albumine fait partie 25 -d'uncycle.

En effet, examinée systématiquement pendont les 24 “heures, l’urine contient successivement :

4° Un excès de matières colorantes ; :

mere +. .9 De l’albumiñe :

ve 3° Des urates en excés :

2200 4 Un excès d’urée. 2 HET Ce cycle, toujours identique, commencerait quelques = heures après le lever, et se terminerait au moment du cou- | cher. nil pourrait être modifié dans une certaine mesure par le sopnr au lit et la diète lactée.

ar pe M. pion en De le cycle

n par ne cas : : l'élimin aire de j'azote

male ns ou Hype rnormale 4798 Lecorch

{trouve toute une catégorie d’albuminuries qualifiées de « passagères, d’intermittentes, de cycliques, de paroxysti- « ques, qui se divisent elles-mêmes en albuminuries ali- « mentaires, digestives, musculaires, posturales, suivant « les conditions particulières qui déterminent ou exagèrent « l’intermittence, lesquelles ont-fini par se confondre dans «le groupe des albuminuries dites fonctionnelles, par la « raison que ces variations ne pourraient se concilier avec :« l’idée d’une lésion rénale permanente (Talamon, Congrès « de Nancy, septembre 1896) ».

Les auteurs, et ils sont nombreux, qui se sont occupés de la question, assignent à ces albuminuries les caractères suivants :

1° Elles sont intermittentes et variables ; S

2° Elles se rencontrent chez des sujets sains, chez tous les sujets sains, disent quelques auteurs, en dehors des causes habituelles du mal de Bright ;

3° Elles ne s’accompagnent d'aucun des signes du brightime ;

4° Elles ne conduisent pas au mal de Bright.

Il est clair que ces caractères, dûment vérifiés, justifieraient la création d’une nouvelle entité morbide.

Vérifions les donc :

1° Le premier caractère est patent, évident, et il suffit de savoir examiner une urine, d’avoir la patience d'en examiner de nombreux échantillons et de se servir de réactifs convenables pour en vérifier l'exactitude ;

2° Il serait facile de dire qu’on ne sait pas exactement

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ce qu'est un sujet bien portant. L’objection quiaurait pourtant sa valeur, semblerait peut-être puérile. Sinous ne possédons pas de criterium de la santé, nous avons le droit de considérer comme bien portant un sujet qui mange bien, dort bien, supporte bien les fatigues proportionnées à son âge et à sa musculature, et n'’éprouve aucun malaise. Il faut de plus qu'il ait achevé son développement et que toutes ses fonctions s accomplissent avec régularité. Il est certain que de telles conditions sont rarement réalisées, mais enfin, même dans nos milieux trop civilisés, on peut trouver de temps à autre des gens à qui ce signalement peut convenir. Est-ce chez eux qu'on trouve l’albumine ?

Tous les auteurs qui se sont occupés de la question ont cherché leurs sujets dans différents milieux sociaux ; mais c’est surtout à l’armée qu'ils se sont adressés, avec raison d'ailleurs, puisque l’armée est formée de la partie la plus valide et la plus résistante des populations ; — en théorie tout au moins.

Edlesen a examiné trois-hommes bien portants, qui avaient de l’albuminurie à la suite des marches.

Fürbringer, sur 61 enfants, en a trouvé 7 albuminu-

riques. Leube examinant les urines de 119 soldats, {rouve

5 fois de l’albuminurie avant le lever et 19 fois après les marches. Noorden sur 127 soldats, trouve 17 ve d'albuminuriques le matin au lever; à midi53 o/,: or, sur 112 malades soignés à la clinique de Giessen, il n’en a rencontré que 31 °/,, ce qui conduirait à cette conclusion assez paradoxale,

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que les gens bien portants sont plus souvent albuminuriques que les malades.

John Munn (cité par Lecorché et Talamon) médecin d’une compagnie d'assurances de New-York, trouve une moyenne de 12? albuminuriques pour 100 sujets ; propor- ; tion beaucoup plus faible que celle des auteurs, et qui s'explique peut-être par la différence des procédés de recherche.

Capitan, sur 100 soldats de 21 à 25 ans, en trouve 44 | albuminuriques. | à

Chateaubourg, opérant sur plusieurs séries, trouve les chiffres suivants :

Sur 120 soldats d'infanterie, 92 albuminuriques ;

Sur 88 cuirassiers, 70 ;

Sur 111 fantassins fatigués, 100 ;

Sur 31 cuirassiers fatigués, 31 ;

Sur 50 jeunes gens préparant des examens difficiles, 46 ; Sur 53 soldats sortant du bain, 41 ; Sur 94 soldats après le repas, 76 ;

Chez les enfants, Fürbringer trouve 7 albuminuriques = sur 6l ; | He | de.

Leroux, 19 sur 330 ; LES

Capitan, 38 sur 92 ; : D

Châteaubourg, 12 sur 61 ; 19 sur 38 au réveil. ÊS

Martin et Rüge, 17 sur 17 (et non 1 sur 17 comme le disent Lecorché et Talamon, qui ont du reste reconnu leur erreur).

Tels sont les résultats: en bloc. Il est possible d'aller

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