DIAGNOSTIC
Le diagnostic de l’endartérite athéromateuse présente tou* jours d’énormes difficultés. La résistance des artères, leur aspect moniliforme, ne sont pas des signes certains d’athérome, attendu qu’ils peuvent également bien se rencontrer chez des individus dont les artères sont atteintes de pétrification non athéromateuse. Néanmoins, lorsqu’on rencontre de telles manifestations chez des individus jeune.s encore, on aura grande raison pour les rapporter à Tathérome.
Les données fournies par le sphygmographe n’ont qu’une valeur diagnostique secondaire, attendu que les résultats qu’on obtient avec cet instrument sont les mêmes dans l’athérome que dans la pétrification. J’en dirai autant de l’auscultation à laquelle on ne peut du reste avoir recours que si Tendartérite chronique se trouve au niveau de la crosse de l’aorte, ou sur quelques gros vaisseaux des membres.
On a donné à l’arc sénile une importance qu’il ne saurait avoir pour le diagnostic de l’athéromasie, attendu que s’il se rencontre parfois chez les individus atteints de cet état morbide, il ne se lie point intimement à ce processus.
L’arc sénile dépend de l’infiltration graisseuse, dite dégénérescence graisseuse primitive, ainsi que Ta démontré Canton, et s’il se rencontre souvent avec Tendartérite athéromateuse, c’est que l’infiltration graisseuse en est une compagne habituelle.
Comme on le voit, la dégénérescence athéromateuse du système artériel manque actuellement de signes réellement caractéristiques, et c’est vainement qu’on voudrait chercher dans ses complications des moyens de diagnostic plus précis puisque, ainsi que nous Tavons démontré, Thémorrhagie ne saurait en
prouver l’existence d’une manière certaine. Les troubles circulatoires ne sauraient avoir plus de valeur puisqu’ils sont communs à la dégénérescence graisseuse primitive ou à la simple pétrification aussi bien qu’à l’endartérite athéromateuse. Peuton utiliser les symptômes adynamiques? Us ne nous semblent pas destinés à avoir une grande valeur diagnostique ; d’abord ils se présentent rarement, et en admettant qu’on soupçonne, en les observant, la rupture d’un foyer athéromateux, on ne pourrait diagnostiquer, à l’aide de ces troubles adynamiques, qu’une période avancée de l’athérome.
Si souvent on ne peut utiliser pour le diagnostic de l’endarlérite athéromateuse chronique ses diverses manifestations prises isolément, il n’en est pas de même de l’ensemble qu’elles présentent parfois. Ainsi, lorsqu’on verra se produire à des époques plus ou moins éloignées l’une de l’autre des ischémies, des stases, se localisant tantôt vers le cerveau, tantôt vers un autre organe, on sera en droit de soupçonner comme causes de ces différents troubles des nodus, siégeant sur les artères qui se rendent aux parties qui sont le siège de ces différents accidents.
Le diagnostic de l’athérome est encore plus difficile, ou pour mieux dire, impossible lorsqu’il est secondaire, puisque, presque toujours dans ces cas, il est limité.