‹ Des AmersChapitre 2 sur 45 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les amers constituent une classe de médicaments qui ont donné et donnent encore lieu à de nombreuses controverses. Mais, si la lumière est loin d’être faite sur leurs propriétés physiologiques, on connaîtrait mieux cependant leurs applications thérapeutiques. Ce qui n’a pas peu contribué, d’ailleurs, à rendre l'obscurité encore plus grande, c’est que, dans ces dernières années, des expériences ont été faites en Allemagne sur les animaux et in vitro, et les expérimentateurs se sont trouvés en opposition complète avec les résultats cliniques. Il est impossible néanmoins de révoquer en doute tous les auteurs qui ont signalé les amers comme utiles dans les maladies du tube digestif, et les expériences en question, pour si bien faites qu’elles aient été, ne prouvent pas erand’chose contre l’observation des faits.

Quoi qu’il en soit, si nous avons choisi la question des amers comme sujet de notre thèse inaugurale, c’est que d’abord, si nous consultons les auteurs, nous trouvons le plus souvent cette question laissée dans l'ombre, et il nous a paru utile, en remontant aux sources les plus autorisées et d’après quelques observations personnelles, de présenter d’une façon résumée ce qu'on doit penser des amers; et que, ensuite, nous avons songé à ranger, dans une classification choisie et modifiée par nous, les amers récemment signalés au monde médical (Kolas,

Doundaké, M'Bentamaré, Quinquinas, Piton et Caraïbe, etc.), en nous

basant autant que possible sur leur composition chimique et leur analogie d'action avec les amers indigènes. Heureux si nous avons pu réussir en partie dans la tâche difficile que nous nous sommes imposée !

Nous prions M. le docteur Guès, médecin en chef de la marine, professeur de clinique médicale à l'École de médecine navale de Rochefort, de vouloir bien accepter l'expression de notre profonde reconnaissance pour les notes qu’il a laissées à notre disposition.

Tous nos remerciements à nos excellents amis Sambuc et Combemale, pharmaciens de la marine, pour les renseignements qu’ils nous ont si obligeamment fournis.

Qu'il nous soit permis, en terminant, d'adresser à M. le professeur Hamelin l'expression de notre vive gratitude, pour l’honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse.

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