Partie usitée.— La racine
Composition chimique.— Résine âcre, molle et brune; huile volatile, cire, extrait amer, gomme albumine, fibre; sels de potasse, de chaux, de magnésie; hélénine, inuline. L’hélénine, ou camphre d’aunée, est volatile et concrète.
Pharmacologie. — Décoction ou infusion, 15 à 30 p. 1000. Sirop, 30 à 100 grammes. Teinture, 5 à 10 grammes. Vin, 50 à 100 grammes.
TR ue Extrait, 1 à 8 grammes. Poudre, 4 à 10 grammes. Entre’dans le sirop d'Erysimurn et le sirop d'Armoise composé.
D'une manière générale, les amers aromatiques sont toniques et sti mulants; c’est à ce titre qu'ils sont employés. Ils excitent l'appétit, favorisent la digestion, rendent plus facile l'exonération du gros intestin et déterminent, à hautes doses, des nausées et des vomissements. Mais, s'ils se rapprochent par ces propriétés des amers purs, ils en diffèrent par leur action sur la nutrition; car, tandis que les amers purs font accroître l’urée ou la laissent normale, les aromatiques amers en modèrent l’excrétion. Ce sont des aliments nervins, dynamophores (Gubler), en ce que par leur principe aromatique (huile essentielle ou résine) ils surexcitent l'énergie et les fonctions nerveuses.
D’après Küss,les combustions sont diminuées ou plutôt rendues plus utiles, d’où encore leur nom d’aliments antidéperditeurs, d’aliments d'épargne. Ils ont donc une double action, un double effet concourant au même but: excitation de l’appétit et perfection de la digestion et de la nutrition. L’acide urique et les premiers produits de la désassimilation sont mieux oxydés et transformés en urée.
Les aromatiques amers ralentissent le pouls et abaissent la température. La caféine, lAngusture (Cusparia febrifuga), la Camomille, que Trousseau appelait le Quinquina de l'antiquité, amendent réellement la fièvre.
Ils ne sont pas diurétiques, bien que par action tonique ils produisent un fréquent besoin d’uriner; c'est-à-dire que, sous l'influence de ces agents, la quantité d'urine varie peu, mais l’urée s’y trouve diminuée, tout comme l'acide urique et les autres sédiments uratiques (Turabian).
En résumé, ils ne nourrissent pas, mais ils empêchent l'organisme de se dénourrir.