MALADIES CUTANÉES
Ces maladies, d’après Guéneau, ont des relations avec l’arthritis, présentent une certaine parenté avec la dartre. Les goutteux, les dyspeptiques, les personnes qui souffrent de migraines, sont fréquemment atteints, dans l'intervalle de leurs attaques, de maladies cutanées, souvent manifestations de la dartre et de larthritis. Turabian {de Césarée) a vu un acné se modifier et disparaître pendant l’emploi des amers purs ; ces agents seraient donc utiles, en modifiant la nutrition comme
ils le font dans la goutte. D'ailleurs, tous contiennent des principes qui s’éliminent par la peau et qui nous expliquent ces bons effets. Mais les plus utiles à ce point de vue seraient certainement les sudorifiques : Salsepareille, Squine, Saponaire, Pensée.
Comme nous l’avons déjà dit, on ne peut révoquer en doute les observations des anciens, et ce n’est pas sans raison que les sirops de Cuisinier, de Mittre, Boyveau, ont acquis leur réputation. Impuissants contre la syphilis, ils peuvent en modifier les manifestations cutanées ; mais il vaut mieux s'adresser à la cause du mal. Dans les maladies cutanées non syphilitiques, et contre lesquelles nous ne possédons pas de spécifiques, les amers diaphorétiques, dits dépuratifs, pour les raisons que nous avons indiquées ailleurs, seront utilement employés.
On sait que le vulgaire regarde les amers comme rafraichissants et utiles dans toutes les maladies cutanées. Il n’a pas tort (les maladies cutanées se relient aux diathèses, ainsi que les dyspepsies ; les amers sudorifiques ont donc une double indication ).