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aux cols dit en barillet, dont nous avons déjà parlé.
Voici quelle serait sa technique opératoire après avoir dilaté le canal cervical et l'avoir cureté, ainsi que la cavité du corps utérin, il écarteles lèvres du col au moyen de pinces tireballes et exeise au bistouri, en commençant par la lèvre inférieure, un lambeau rectangulaire de la muqueuse cervicale ; ce lambeau est limité latéralement par les commissures, en haut par l’orifice interne en bas par l’orifice externe, et présente une épaisseur de 2 à #4 millimètres, selon la profondeur des lésions et le volume du col; la même manœuvre est répétée sur la lèvre supérieure. On touche les surfaces cruentées avec de la glycérine créosotée, et on empêche leur adhérence en interposant entre elles une mèche de gaze iodoformée.
Cette opération supprime ainsi la plus grande partie de la muqueuse malade, par une manœuvre très rapide qui évite les débridements latéraux et par suite les sutures qu’on rencontre dans l’amputation du col, mais outre qu'elle est parfois difficile à faire dans certains cols peu dilatables, ne se laissant pas amener facilement à la vulve, elle respecte complètement les lésions de la muqueuse vaginale qui tapisse le museau
de tanche; or, elle présente bien souvent des érosions, des déchirures, des ulcérations qu'il est indispensable de faire disparaître pour
ne
assurer la guérison radicale du catarrhe cervical; aussi, tout en reconnaissant les bons effets que peut avoir cette opération sur des cols utérins peu déformés et atteints d’un catarrhe plutôt récent, nous n’hésiterons pas à lui-préférer la vraie amputation du col. C'est: réellement, et nous ne saurions trop le répéter, l'opération qui s'impose comme traitement radical de ces catarrhes chroniques d’un col hypertrophié, déformé par les productions kystiques et les ulcérations de longue durée, et douloureux : tout aussi facile que n'importe quelle autre intervention chirurgicale sur le col et sans aucun danger consécutif, elle donne dans ces métrites chroniques des résultats incomparables.
Ulcérations.
Dans les ulcérations du col, les indications d’amputation doivent être minutieusement ana- Iysées.
Il faudra tout d’abord s’assurer que ces ulcérations ne sont pas d’origine syphilitique, le traitement spécifique sera alors d’une grande utilité ; pour les ulcérations tuberculeuses, l’état général de la malade, le questionnaire et l’examen bactériologique éclairciront le diagnostic. Quant aux ulcérations d’origine herpétique ou septicémique, elles sont si exceptionnelles que
SPL
nous ne les ferons pas entrer en ligne de compte.
Les seules ulcérations existant sans métrite concomitante, et susceptible d’amputations, sont celles qui sont produites par les dilacérations simples ou multiples du col, soit à la suite d’un accouchement, d’un avortement ou d’une intervention obstétricale ou chirurgicale, quelconque ; et, suivant le degré et la multiplicité de ces ulcérations, on aura recours, tantôt à l’Emmet, tantôt au Schrœder ou au Simon, ou à deux de ces procédés combinés.
Lorsque les dilacérations auront été produites pendant l’accouchement ou par suite d’intervention obstétricale, à moins qu'elles ne soient très prononcées et mettent en danger la vie de la malade, on ne devra intervenir qu’à une période assez éloignée du post-partum, c’est-à-dire qu'il faudra autant que possible attendre le retour des règles avant de tenter la moindre opération sur le col utérin.
Déviations utérines.
Dans la majorité des cas les déviations utérines s’accompagnent de métrite et de complications multiples. Les différents procédés d'amputation du col peuvent donc être employés suivant qu’il s'agira de métrite, d’ectropion, de dilacération, ete., ete. Nous en avons déjà parlé.
Re À 7m
au sujet de ces différentes altérations et nous ne voudrions pas nous répéter, car ces modes opératoires ne sont pas employés contre la déviation elle-même. Les seuls qui nous intéressent dans ce chapitre sont ceux qu'on a mis en usage pour contribuer en grande partie au redressement de l'utérus dévié, ou plutôt au maintien de l'utérus réduit. Ces interventions sur le col ne sont pas de simples amputations après lesquelles le moignon suturé est laissé tout-à-fait libre dans la cavité vaginale.
Ici le col est partiellement ou totalement amputé et suturé aux parois voisines pour maintenir en position l’organe redressé. Telle par exemple l’opération de Sims dans l’antéversion, la seule d’ailleurs qui se pratique dans cette classe de déviation.
Elle consiste en un avivement profond et transversal sur la lèvre antérieure du col, lequel viendra se réunir à l’aide de fils à un avivement analogue sur la paroi antérieure du vagin, l’utérus étant préalablement réduit. Cette opératon est également applicable aux ante-déviations avec effondrement vulvo-vaginal, complication qui nécessite d’autres opérations que nous n'avons pas à analyser ici.
Dans les rétro-déviations, les interventions sur le col utérin sont beaucoup plus fréquentes,
de même que les procédés sont un peu plus nombreux :