RS UE
Une troisième contre-indication doit trouver ici sa place.
Nous voulons parler des altérations vulvovaginales aiguës marchant de pair avec les lésions du col. | |
Il est évident que si l’on intervient sur le col utérin avant que ces altérations aient totalement disparu, l’on s’expose à avoir à portée du champ opératoire un foyer d'infection susceptble de produire à bref délai une contamination rapide, contamination d’autant plus rapide que les voies auront été toutes préparées.
Il faudra donc traiter et guérir toutes les affections vulvo-vaginales aigués. ou même chroniques que l’on pourra rencontrer, avant de vouloir tenter l’amputation du col et éviter la moindre complication post-opératoire.
En dernier lieu, nous croyons qu'il serait imprudent et même dangereux d'intervenir, lorsqu'on se trouvera en présence d’une malade jouissant d’un mauvais état général ou en possession du moindre état fébrile.
Il est des cas sur lesquels nous appellerons l'attention. Nous voulons parler de ces malades qui sous l’apparence d’un aspect de santé excellent portent des altérations avancées de l’organisme. Nous voulons désigner les personnes atteintes de diabète et chez lesquelles la moindre intervention chirurgicale amène parfois des accidents mortels. Quel en est le mécanisme,
RD Lee
nous l’ignorons, et nous ne pouvons l’analyser
Quoiqu'il en soit, la majeure partie des chirurgiens et des gynécologues ne font pas assez attention à l’analyse des urines, qui est rarement faite, avant l'intervention. Et c’est une chose sur laquelle nous insistons, parce qu’elle peut donner bien souvent des indications précises, pour ou contre les interventions chirurgicales.
LS
CGONCEUSIONS
1° Les amputations pratiquées sur le col utérin sont en général des opérations très bénignes, nécessitant toujours le sommeil chloroformique et à l'abri de toutes complications lorsqu'elles sont pratiquées suivant les règles sévères de l’antisepsie moderne.
2° Ce sont les vrais moyens thérapeutiques susceptibles de donner dans un laps de temps relativement court une guérison radicale dans les altérations avancées du col utérin avec ou sans métrite concomitante du col. |
3° Elles rendent, soit directement, soit indirectement comme opération principale ou secondaire, de très grands services dans :
Les métrites du col quels que soient leur nature et leur degré.
Dans les déviations utérines anté ou rétrodéviations, dans les prolapsus avec ou sans hypertrophie.
4° Dans les dilacérations simples ou compliquées du post-partum ou produites par les inter-
PA
ventions obstétrico-chirurgicales, elles trouvent une indication indiscutable.
o° Les meilleurs procédés d’amputation du col utérin sont ceux de Simon-Marckwald et de Schrœæder, qu'on peut combiner dans certains cas et celui d'Huguier.
6° L'amputation du col faite d’après ces procédés n’a pas d'influence funeste sur les accouchements ultérieurs et n’entraïne jamais aucun accident post-opératoire.
1° Les amputations du col de l'utérus doivent toujours êtres précédées du curettage chirurgicale.
Vu par le Président de la soutenance,
LABOULBÉÈNE
Vu par le Do;en,