SES
supprime les parties hypertrophiées ou prolabées, diminue dans une certaine mesure le poids de l'organe, et produit une décongestion
salutaire.
Contre-indications.
Quelles que soient les lésions du col nécessitant l’amputation, il est des cas où la moindre intervention sur le col utérin pourrait amener des complications depuis les plus bénignes Jjusqu'aux plus graves.
L'on comprendra aisément, sans qu'il y ait lieu de beauoup insister, que toute intervention sur le tissu cervical pendant une période inflammatoire aiguë quelconque place la malade dans une situation réellement critique et doit être absolument contre-indiquée.
En outre il faudra être absolument circonspect et n’intervenir qu'à bon escient, c’est-à-dire lorsqu'on se sera assuré par un examen minutieux et approfondi qu'aucune lésion concomitante ne s'oppose à l'intervention directe sur le col utérin.
Parmi celles que l’on pourrait rencontrer interdisant toute intervention immédiate ou tardive, nous devons placer :
Premièrement : les cas où l’on se trouve en présence d’une collection liquide séreuse, purulente ou sanguine des trompes ou de l'ovaire,
coexistant avec des lésions du col susceptibles d’amputation : dans ces cas l’intervention pourrait amener, soit une poussée inflammatoire du côté des organes déjà atteints, et consécutivement et à bref délai du côté du péritoine, soit une rupture spontanée de ces poches à contenu liquide dans le péritoine. L'on comprendra quels peuvent être les dangers inhérents à ces accidents pour que nous n’ayons pas besoin de les mettre en relief, et pour reconnaître que l’on doit renoncer d’une manière absolue à toute intervention même tardive, sur le col utérin dans ces cas.
2 L’amputation du col est absolument contre-indiquée, du moins momentanément dans toutes les affections concomittantes aiguës de l’utérus et des annexes, et aussi, lorsqu'il existe une inflammation du péritoine pelvien ou du tissu cellulaire environnant ces organes. L’intervention ne pourra se faire d’une manière efficace, et sans aucune appréhension de danger pour la malade, que lorsque tous les symptômes aigus de l’affection concomittante auront complètement disparu, et depuis déjà quelques jours, c’est-à-dire après huit à dix jours. Une seule affection aiguë comporte l'intervention, c’est la métrite cervicale, à répétitions successives de périodes aigques, avec ou sans métrile corporelle et sans altérations des annexes et du péritoine.