HISTORIQUE
Les interventions chirurgicales sur le col utérin sont de date récente; complètement ignorées des anciens, elles ne furent appliquées au siècle dernfer que dans des cas où il s'agissait de tumeurs malignes, et la première amputation du col utérin fut pratiquée en 1783, par Marschall, il excisa partiellement un utérus cancéreux.
En 1801, Osiander appliqua le même traitement à un cas semblable, et Rust, en 1813, répéta celte opération à Vienne.
À partir de cette époque, l’amputation du col utérin devint une opération courante, les chirurgiens français, et surtout Lisfranc, en usèrent souvent ; Dupuytren, Récamier, et en Allemagne Graefe, Siebold, Kilian, la firent avec plus ou moins de succès.
Les résultats peu brillants de cette opération trop souvent pratiquée dans des hôpitaux où
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l'antisepsie était à peiné connue, où régnait la septicémie, et avec un manuel opératoire bien imparfait, la firent tomber en discrédit. Lisfranc, qui de 1825 à 1834, l'avait répétée 99 fois, y renonça peu à peu, Osiander et Dupuytren avaient déjà fait comme lui.
En 1860, grâce aux perfectionnements apportés dans la pratique de cette opération, et surtout grâce aux travaux de Ch. Braun, de Vienne, qui signala les modifications du corps utérin, son involution à la suite de l’amputation du museau de tanche, elle revint en faveur. Le célèbre mémoire d’Huguier, sur les allongements hypertrophiques du col utérin, qu’il présenta en 1859 à l’Académie de Médecine, contribua aussi pour une large part à faire oublier les abus qu’en avait faits Lisfranc et beaucoup d’autres et à faire accepter à nouveau cette opération. Dès lors, les travaux de Hégar, de Schræder, de Sims, de Simon et de tant d’autres chirurgiens, ne firent que répandre son usage, et de nos jours, c’est une opération reconnue de grande utilité et dépourvue de dangers, tant qu’elle est pratiquée dans de bonnes conditions, et avec toutes les précautions d’antisepsie qu’exige toute intervention gynécologique.