‹ Des amputations du col de l'utérus et de leurs indications en dehors du cancerChapitre 7 sur 18 · PROCÉDÉS OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS OPÉRATOIRES

Les premieés chirurgiens qui pratiquèrent l’amputation du col utérin opéraient au fond du vagin, se bornant à attirer légèrement le col au moyen de fils passés dans ses lèvres ; il en résultait des difficultés sans nombre, des lenteurs, des sections irrégulières, sans compter les douleurs et les risques de blesser les organes voisins. Lisfranc amenait le museau de tanche à la vulve, par des tractions méthodiques à l’aide d’une pince de Museux, comme celase pratique aujourd'hui, et opérait à ciel ouvert, en coupant le tissu utérin avec un bistouri courbe boutonné, garni de linge et guidé par l'index gauche.

En 1827, Mathias Mayor, chirurgien en chef de lhospice du canton de Vaud, proposa pour remédier aux hémorrhagies résultant de l’amputation au bistouri, la section du col utérin par la ligature au tourniquet, dont l’écraseur linéaire emprunta plus tard le principe.

Disons dès maintenant, que si l’amputation du col utérin fut longtemps pratiquée à l’aide de l’écraseur linéaire de Chassaignac, de l’anse galvanique, du thermo-cautère, ees procédés sont aujourd’hui totalement abandonnés, on n emploie plus que le bistouri : leur seul avanage qui consistait à diminuer l’hémorrhagie, était mince à côté des inconvénients et des dangers qu'ils présentaient.

Avec l’anse galvanique, la cautérisation se faisait au moment même de la section, mais outre la difficulté qu’on avait à fixer l’anse à l'endroit précis, à la maintenir perpendiculairement à l’axe du col, il arrivait souvent que le fil trop longtemps chauffé se rompait, que la section n’était pas telle qu’on l'aurait voulue, et que la vessie ou le péritoine étaient atteints ; enfin les suites éloignées de l'opération mon-: traient qu’elle avait été défectueuse, puisque la sténose du canal s’observait souvent après ces amputations du col.

A l’écraseur linéaire on pourrait faire les mêmes reproches, ainsi qu’au thermo-cautère, « toute section par écrasement ou par instru- « ment incandescent a cet inconvénient majeur « de donner lieu fatalement à une cicatrice ino- « dulaire, à réfraction concentrique, aboutis- « sant à la sténose » (1).

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