août. Aggravation de l’état général, toux, fièvre
Octobre. Œdème des membres ; affaiblissement extrême. Mort le l«r novembre.
Autopsie : Poumons, nombreux tubercules, pas de cavernes, le l'oie est hypertrophié, graisseux ; pas d’autres lésions importantes.
Obs. LXV (Fergusson, Lancet, 1856, t. II, p. 515, th. de Follet,
1867, Paris).
J. G..., 36 ans. Tumeur blanche du poignet datant de 16 mois, abcès, fistules. Résection totale en avril.
Juillet. Les plaies sont presque guéries; survient une poussée tuberculeuse; mort en octobre, les plaies suppurent encore.
Obs. LXVI (Lister, Lancet, 1865, t. I, p. 353, th. Follet;.
S..., 46 ans. Phthisique; résection totale pour le soulager des douleurs extrêmes que lui occasionne une tumeur blanche du poignet très avancée. Meurt de phthisie sept semaines après l’opération.
Obs. LXVII (Fergusson, Lancet, 1854, t. I, p. 98, th. Follet).
G..., 22 ans, tumeur blanche du poignet datant de 9 mois, fistules multiples. En août 1851, résection. Sort; 9 mois après lesplaies suppurent encore. Mort en mai 1852 avec toux, diarrhée, sueurs nocturnes, etc., phthisique.
Obs. LXVIII (Med. Times and Ga^., 1861, p. 444, th. Good, 1860).
8 ans, garçon. Coxalgie aiguë, suite de chute, matité aux deux sommets des poumons ; résection. Trois mois après, mort. Les deux poumons sont remplis de tubercules avec cavernes à chaque sommet.
Obs. LXIX (Smith, Med. Times and Gaz., mars 1863, 281, p. 319 et th. de Good, 1869).
Enfant. Carie de l’articulation coxo-fémorale ; resection; 2 mois après, mort. Autopsie : Tubercules des deux poumons, phlébite diffuse du membre opéré.
Obs. LXX (Holmes, Lancet, août 1864, th. de Good).
Garçon, 7 ans, coxalgie droite suppurée ; résection, suppuration de la hanche gauche trois semaines après ; quelques mois plus tard mort de phthisie.
Obs. LXXI (Bardeleben, Archiv Langenbeck, 1863, th. de Good).
Garçon, 2 ans. Carie de la tête du fémur ; résection de la tête; sort guéri trois mois après ; mort quelque temps après de méningite tuberculeuse.
Obs. LXXII (Idem).
G..., 10 ans. Coxalgie datant de 21 mois; résection, mort après 10 semaines, tuberculose pulmonaire et intestinale.
Obs. LXXIIÏ (Archiv Langenbeck, 1866, p. 745, th. de Good).
G..., 23 ans. Coxalgie suppurée ; résection ; 15 jours après mort de tuberculose pulmonaire.
Obs. LXXIV (Doutrelepont, Berlin, klin. Wochens., 1866, n° 35,
th. de Good).
F..., 16 ans. Coxalgie suppurée, résection ; 15 mois après carie étendue à tout le bassin ; tuberculose pulmonaire, dégénérescence graisseuse des viscères.
Obs. LXXV (th. de Good, p. 87).
Thomas R..., 15 ans, service de M. Barwell. Coxaigie suppuréc, cachexie profonde.
16 juillet 1867. Résection.
22 août. Mort, pus dans les selles, Autopsie, tubercules du poumon droit, abcès iliaque, fusées purulentes.
Obs. LXXVI (Bardeleben, Archiv Langenbeck, 1866, p. 749 et th. de Good).
H..., 23 ans, coxalgie depuis six mois. l*r novembre résection; mort le 20 décembre ; autopsie, caverne grosse comme une cerise au j sommet droit, indurations pulmonaires périphériques, thromboses iliaques.
Obs. LXXVII (Lefort, Mém. de l’Ac. de méd., 1861, p. 500 et The Lancet, 1857, t. II, p. 390).
Abcès, carie coxo-fémorale, phthisie avancée; résection, mort | quelques jours après de phthisie.
Obs. LXXVIII (Lefort, id., The Lancet, id.).
Enfant 10 ans, cachectique, signes de phthisie au troisième degré, sueurs, moribond ; coxalgie suppurée, luxation ; résection ; mort de phthisie dix semaines après.
Obs. LXXIX (Archiv Langenbeck, t. XIII, p. 213).
Catherine B..., 18 ans; tumeur blanche du genou droit: signes de phthisie au début.
24 avril. Résection du genou ; à la fin de la cinquième semaine la cicatrisation est presque complète, reste une fistule. En juin, abcès, érysipèle ; la phthisie évolue rapidement ; moit le JO septembre, six mois après l’opération de phthisie galopante.
Obs. LXXX (Doutrelepont, Archiv Langenbeck, t. VI).
W..., 32 ans, tumeur blanche du coude, fistules ; tousse un peu; g légère infiltration des sommets. Résection le 17 décembre 1861. Dès les premiers jours amélioration ; la suppuration de la plaie est très abondante.
La tuberculose augmente ; en cinq mois progrès énormes.
La malade meurt avant la cicatrisation. Autopsie : Tuberculose des poumons, dégénérescence amyloïde des reins, du foie, de la rate.
Obs. LXXX1 (Smith, Amer. med. Times, february 1861).
Enfant de 8 ans, coxalgie datant de huit mois, consécutive à un traumatisme ; matité des deux sommets; résection, mort trois mois après l’opération ; cavernes aux deux poumons.
Obs. LXXX11 (Humphry, 1860, Med. Times and Gaz., 1861, p. 44).
Femme 19 ans, coxalgie datant de deux ans, abcès par congestion. Résection. Mort six mois après l’opération de phthisie.
Obs. LXXX111 (Dr Leisrink, Archiv Langenbeck, t. Xll, statistique de résection de la hanche).
10 ans, coxalgie depuis un an et demi, carie de la tête du fémur; état cachectique; résection. Mort dix semaines après l’opération de phthisie pulmonaire.
Obs. LXXX1V (Dr Leisrink, idem).
23 ans, coxalgie suppuréc, cachexie, fièvre au moment de l’opération; résection. Mort cinquante et un jours après de phthisie pulmonaire.
Obs. LXXXV (Dr Leisrink, idem).
Femme, 18 ans, coxalgie datant de deux ans et demi, fistules à l’épine iliaque antérieure et supérieure, cachexie ; résection. Mort vingt et un jours après l’opération de phthisie pulmonaire.
Obs. LXXXVI (Dr Leisrink, idem).
Homme, 17 ans, coxalgie du côté gauche, sigaes non douteux de phthisie; résection, mort soixante-quinze jours après de phthisie pulmonaire.
Obs. LXXXYII (Dr Leisrink, idem).
Garçon de 10 ans, coxalgie scrofuleuse; catarrhe des sommets, résection. Mort quatre mois après de phthisie et d’épuisement.
Obs. LXXXVIII (D* Leisrink, idem).
24 ans, coxalgie depuis quatre mois, matité aux deux sommets, signes de phthisie ; résection ; quelque temps après pyohémie, carie vertébrale, mort.
Obs. LXXXIX (Dolbeau, Gaz. des hôp., 1865, n° nov.).
Enfant morte dans le service de M. Marjolin plus d’un an après une résection de la hanche pour une coxalgie ancienne avec rétraction de la cuisse et douleurs très vives, arrachant des cris. L’opéraiion avait été surtout faite pour soulager l’enfant car elle était épuisée par la cachexie et la tuberculose. « Je crois que l’enfant eût guéri si les forces avaient été suffisantes, et surtout si elle n’eût point eu de tubercules dans ses deux poumons. »
Obs. XC (Dr Fock, Archiv Langenbeck, t. I, p. 180).’
Homme 22 ans, coxalgie datant de cinq mois; matité au sommet droit, râles douteux, pas de toux, pas de crachats. Résection le 27 septembre 1859 ; jusqu’au 10 octobre état local satisfaisant; impression vive par la nouvelle d’une mort. 18 octobre, mort par pyohémie. Autopsie : Tubercules au sommet droit, de volume variable.
Obs. XCI (Dr Esmark, Archiv Langenbeck, t. 1).
19 ans, coxalgie suite de contusion, ayant débuté un an aupara-
vant; cachexie; résection le 24 janvier ; le patient semble se relever le 31, l’état s’aggrave ; le 6 février frisson ; le 9, mort de pyohémie. Autopsie : Pas de foyers purulents mais nombreux tubercules miliaires et quelques petites cavernes anciennes.
Obs. XCII (Dr Lucke, Archiv Langenbeck, t. 11, p. 318).
Fille, 4 ans, arthrite chronique du genou, tuberculose au début; résection, la plaie guérit presque complètement, mais mort de tuberculose et de suppuration des vertèbres avant la cicatrisation complète.
Obs. XCIII (Dr Volkers, de Kiel, Archiv Langenbeck, t. IV).
Homme de 21 ans, coxalgie suppurée, cachexie; résection; mort dix-sept jours après de phthisie aiguë.
Obs. XCIV (personnelle) (1).
Fistule pyo-stercorale au voisinage de la crête iliaque; phthisie au début; fièvre hectique ; trépanation de l’os iliaque ; évolution rapide de la phthisie; mort.
Cardaillaguet (Adrien), Agé de 23 ans, entre le 10 avril 1879 dans le service de M. le professeur Verneuil, salle Saint-Louis, n° 28. Ce malade de constitution scrofuleuse, né d’une mère morte poitrinaire, fit en 1875 un premier séjour dans le service. A cet époque M. Verneuil pratiqua une résection de la crête iliaque vers son tiers postérieur, pour une fistule purulente qu’il supposait partir d’un abcès ossifluent de la fosse iliaque interne. L’état général du malade était à ce moment assez, satisfaisant, aussi l’opération réussit-elle complètement. Pendant deux ans,;C... resta presque guéri, il ne portait qu’une très petite fistule.
Vers le mois de mars 1878, apparaissent des douleurs vives dans l’aine, des troubles digestifs presque continuels, consistant en coliques et en diarrhée. Dès lors, il se met à maigrir et à perdre rapidement
(l) Cette observation a été recueillie et publiée à un autre point de vue par mon collègue et ami M. Weiss, dans sa thèse : Étude sur la trépanation de l’os iliaque, 1880.
ses forces. Le trajet fistuleux s’est rouvert et donne passage à du pus. Il se soigne cliez lui pendant quelques mois.
Bientôt avec le pus il s’écoule par la fistule des matières verdâtres, bilieuses. Dès lors sa santé s’altère de plus en plus, et de temps à autre il est pris d’accès fébriles et de diarrhée.
Il entre à la Pitié le 10 avril 1879.
Etat actuel: Ce jeune homme est maigre, assez cachectique, épuisé qu’il est par une diarrhée presque continuelle et des accès fébriles très fréquents.
On constate toujours un énorme empâtement de la fosse iliaque interne droite; par le trajet fistuleux, il se fait un écoulement de bile et de matières stercorales. Les viscères ne paraissent point altérés, cependant il faut faire des réserves au sujet des poumons, car C .. tousse et le sommet présente des signes suspects : expiration prolongée et soufflante en avant, diminution de la sonorité et de l’élasticité normale à la percussion.
Le 17 mai, M. Verneuil trépane la crête iliaque, enlève un large fragment osseux, dans l’espoir de tomber sur l’orifice intestinal et de l’oblitérer séance tenante. On ne trouvepas l’orifice decommunication, on remet l’opération à une autre fois.
Pendant les premiers jours l’état général paraît se maintenir, mais à partir de la fin de mai son état s’aggrave rapidement.
La toux est continuelle, la dyspnée s’accroît de jour en jour, l’expectoration est abondante; des râles sous-crépitauts s’entendent dans toute la poitrine; le malade maigrit rapidement, la diarrhée devient presque continuelle. Il succombe le 15 juillet; l’évolution de la phthisie avait, sous l’influence du traumatisme chirurgical, marché avec une rapidité toute particulière.
Autopsie: Les poumons sont criblés de tubercules caséeux, du volume d’un grain de mil à celui d’un pois. Il n’y a pas encore de caverne. Le cœur est flasque, légèrement graisseux. Le foie est très volumineux, graisseux; on trouve, à sa surface péritonéale de nombreuses granulations tuberculeuses; on n’en voit point, à l’œil nu, dans le parenchyme.
Les reins sont assez gros, graisseux; dans le rein droit il existe un gros tubercule caséeux du volume d’un pois ; çà et là quelques petits tubercules. La muqueuse de l’intestin grêle est parsemée d’ulcérations tuberculeuses. Sur certaines anses qui présentent des ulcérations plus profondes et plus nombreuses, on voit extérieurement des cordons
blancs irrégulièrement renflés, moniliformes, formant en certains points des réseaux confluents, ailleurs des cordons volumineux rampent sous le péritoine; tous aboutissent au mésentère et de là se rendent dans une série de petits ganglions lymphatiques, durs, qui à la coupes (.ont caséeux.
Ces cordons qui sont évidemment des vaisseaux lymphatiques contiennent un magma blanc oaséeux.
Le cæcum présente de larges ulcérations de môme nature; un orifice de I centimètre environ se trouve à la face postérieure de cet organe et fait communiquer largement l’intestin avec le foyer purulent rétro-cæcal. L’os iliaque ne présente aucunetrace d’altération actuelle, i’échancrure large qui résulte de l’opération fait largement communiquer avec l’extérieur ce foyer de suppuration.
Deuxième groupe : Arthrite tuberculeuse primitive.
Observation I (Brissaud, Revue mensuelle, 1877, p. 469).
Tumeur blanche du genou; amputation; guérison.
Félicien D..., 37 ans, entre à l’hôpital Beaujon, le 3 octobre 1877 pour une arthrite du genou gauche. Grand, vigoureux, pas d’antécédents tuberculeux dans sa famille. Chute sur le genou en mai; arthrite avec épanchement intra-articulaire. Au bout de vingt jours est renvoyé en convalescence presque guéri.
Récidive, rentre à l’hôpital le 30 juin 1878. Arthrite fongueuse, douleurs très vives. La guérison paraissait fort peu probab.e; les douleurs, Firamobiljté prolongée pouvaient bientôt exercer une fâcheuse influence sur l’état général.
L’amputation de la cuisse fut décidée et pratiquée parM. Tillaux, e 19 juin 1878.
Depuis ce jour aucun accident. La plaie est aujourd’hui cicatrisée (juillet) et le malade peut être considéré comme guéri. L’auscultation démontre l’intégrité absolue des poumons.
L’examen histologique de la pièce prouve qu’il s’agit d’une arthrite fongueuse tuberculeuse.
Obs. II (Koster, Virchow’ s Archiv, t. XLVI1I, p. 95),
Jean J..., "8 ans. Amputation de la cuisse pour une tumeur blanche du genou avec abcès et trajets fistuleux. L’examen delà poitrine ne fit constater que l’existence d’une bronchite simple (?). Le malade était déjà cachectisé.
Bientôt après l’opération les manifestations thoraciques disparurent et le malade se rétablit complètement. En revanche, il se développe dès les premiers jours un gonflement du moignon avec lumétaction de l’os. La plaie n’est pas formée, sans doute parce que la surface de section de l’os a donné lieu à un peu de nécrose.
Obs. III (Koster, idem).
32 ans. Scrofuleux, atteint de carie de l’articulation du pied gauche ; 17 novembre 1868. Amputation de la jambe. L’examen anatomique démontre qu’il s’agit de tuberculose articulaire. Mort de pyohémie.
Autopsie : Foyer métastatiques dans les poumons ; pas de traces de tubercules.
Obs. IV (Koster, idem).
G. M..., enfant de 13 ans. Grêle, scrofuleux, fut, le 19 janvier 1869, amputé de la jambe droite à la suite d’une arthrite du pied avec de vastes abcès et deux fistules. Il s’agissait également de tuberculose articulaire. L’examen de la poitrine a enlevé tout soupçon de tuberculose pulmonaire. Après l’opération le malade se rétablit promptement..
Note additionnelle.
Amputation chez un scrofuleux pour une tumeur blanche du genou droit
bientôt après tumeur blanche du genou gauche, puis du coude. (Observation personnelle.)
Henri V..., 29 ans, comptable, entre le 6 février 1879, salle Saint-Louis, n°23, service de M. Verneuil. Cet homme nous donne sur ses antécédents les renseignements suivants, remarquables àplus d’un titre. V... a été nettement scrofuleux dans son enfance; la gourme, les maux d’yeux, etc., qu’il a eus dans ses premières années ne laissent aucun doute à cet égard. Néanmoins, il se porta assez bien jusqu’en 1 879. A cette époque, devenu soldat, il souffrit de la fatigue, des privations, et sa santé futébranlée. Il fut envoyé bientôt après sur les pontons où il resta vingt deux mois. Déjà depuis quelque temps il souffrait un peu du genou droit ; son séjour sur 1rs pontons, où l’hygiène et l’alimentation laissaient fort à désirer, aggrava son état. En mars 1872, il fut soigné à Rouen ; le genou était gonflé, la jambe à demi fléchie, les douleurs étaient assez vives. Légèrement amélioré, il revient à Paris en lévrier 1873 ; l’état local est à peu près le même. Il reste pendant 10 mois au lit, mal ou incomplètement soigné chez lui. Enfin en juillet 1874, les douleurs devenant plus intenses, il entre à l’hôpital Beaujon. A cette époque l’état général bien qu’affaibli n’était pas mauvais, il ne toussait pas. On l'ampute, il guérit assez rapidement. Il sort au mois de décembre en bon état.
Il se met à travailler, il gagne à peu près de quoi vivre. Mais bientôt le genou gauche devint douloureux. Le repos au lit, l’application de vésicatoires amènent quelque soulagement ; il reprend son travail Une nouvelle récidive l’arrête de nouveau. Même traitement. Il traiueainsi pendant troisansaveedesaifernatives de bien etdemal. Enfin, en 1878, les phénomènes du côté du genou gauche deviennent plus graves; la jambe se fléchit à angle droit. Il entre dans le service de M. Verneuil. A cette époque l’état général est assez bon; il ne tousse point. La poitrine est intacte. On fait l’extension, puis on im-
mobilise au moyen d’un appareil silicate. Au bout de quelques mois on l’envoie, presque guéri, à Vincennes, d’où il sort bientôt et rentre chez lui. Aussitôt le coude droit devient douloureux et il ne peut travailler; le genou gauche devient de nouveau malade ; il se soigne chez lui pendant deux mois, puis il entre pour la seconde lois au service de M. Verneuil au mois de février 1879. A cette époque, la tumeur blanche du genou gauche a fait des progrès, l’articulation est volumineuse, remplie de fongosités; la jambe est demi fléchie; les douleurs sont assez vives. On fait avec des poids l’extension lente, on immobilise la jointure. L’articulation du coude droit est également le siège d’arthrite tongeuse ; on immobilise. Traitement antiscrofuleux.
A partir de ce moment V... perd l’appétit, pâlit et maigrit rapidement; la nuit il éprouve des sueurs abondantes. 11 ne tousse pas. Fendant les 10 mois que nous observons le malade, on immobilise les jointures atteintes.
Au mois de décembre l’arthrite du coude est à peu près guérie, les fongosités ont presque disparu; les mouvements sont peu étendus, mais se font sans douleur. Le genou va également beaucoup mieux, mais les mouvements sont encore douloureux et les fongosités, bien que moins volumineuses, existent toujours. L’etat général est moins bon qu’au commencement de l’année. V... a fait dans le service même plusieurs rhumes. Il tousse actuellement un peu. Il n’a pas eu d’hémoptysie. L’examen de la poitrine donne, les signes suivants : à la percussion, à gauche moins de sonorité en avant et en arrière qu’à droite. A l’auscultation, à droite, en avant et en arrière, respiration faible, mais pas de craquements. A gauche un peu d’expiration prolongée, mais pas de craquements. En résumé l’auscultation de la poitrine laisse douteux, quoique probable, le diagnostic de tuberculose.
Au mois de mars 1880, le malade est toujours dans le service, son état est à peu près le même.
Ainsi donc voici un malade qui est en traitement à l’hôpital depuis plus d’un an. Il va mieux évidemment, mais il n’est pas guéri. On retarde l’évolution de la scrofule, articulaire ; on éloigne l’époque a apparition presque certaine de la phthisie ; on le fait vivre mais on ne le guérit pas.